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Petit guide de Transact SQL (v2000)

Date de publication : 16/04/2004

Par SQLPro (autres articles) (CV)
 

niveau : intermédiaire

Transact SQL, est une extension du dialecte SQL de SQL Server et constitue un langage procédural pour coder les procédures stockées et les triggers du SGBDR de Microsoft.
Le but de cet article est de présenter rapidement les concepts nécessaires à une bonne introduction à ce langage et ses possibilités.


1. Positionnement du langage
1.1. Historique
1.2. Utilisation
1.3. Conclusion
2. Syntaxe
2.1. Identifiant
2.2. Variables
2.3. Structures basiques
2.4. Variable de retour
2.5. Variables "système"
2.6. Flags
2.7. Batch et GO
2.8. Quelques fonctions de base
2.9. Commentaires
3. UDF : fonction utilisateur
3.1. Fonction renvoyant une valeur
3.2. Fonction renvoyant une table
4. Procédures stockées
4.1. Entête de procédure
4.2. Paramètres, variables de retour et ensemble de données
4.3. Gestion des erreurs
4.4. Procédures stockées prédéfinies
4.5. Verrouillage
4.6. Gestion de transactions
4.7. Les curseurs
5. Les triggers
5.1. Mise en place d'un trigger
5.2. Syntaxe d'un trigger MS SQL Server 2000
5.3. Eléments du langage spécifique aux triggers
5.3.1. Pseudo tables INSERTED et DELETED
5.3.2. Fonctions UPDATE et COLUMNS_UPDATED
5.3.3. Annulation des effets d'un trigger
5.4. Exemples de triggers
6. Cryptage du code, liaison au schema et recompilation
7. ANNEXE BIBLIOGRAPHIQUE


1. Positionnement du langage

Transact SQL est un langage procédural (par opposition à SQL qui est un langage déclaratif) qui permet de programmer des algorithmes de traitement des données au sein des SGBDR Sybase Adaptive Server et Microsoft SQL Server.


1.1. Historique

Il a été créé par Sybase INC. à la fin des années 80 pour répondre aux besoins d'extension de la programmation des bases de données pour son SGBDR.

Ce langage est donc commun aux deux produits (MS SQL Server et Sybase Adaptive) avec des différences mineures dans les implémentations.

Il sert à programmer des procédures stockées et des triggeurs (déclencheurs).

Transact SQL n'a aucun aspect normatif contrairement à SQL. C'est bien un "produit" au sein commercial du terme. En revanche depuis SQL 2 et plus fortement maintenant, avec SQL 3, la norme SQL a prévu les éléments de langage procédural normatif propre au langage SQL. Mais il y a une très grande différence entre la norme du SQL procédural et Transact SQL.

D'autres SGBDR utilisent d'autres langages procéduraux pour l'implémentation de procédures stockées et de triggers. C'est le cas par exemple du PL/SQL (Programming Langage) d'Oracle.

Il existe encore peu de SGBDR dont le langage procédural est calé sur la norme. Mais on peut citer OCELOT (SQL 3), PostGreSQL (SQL 2).

Par rapport à la concurrence voici une notation approximative (sur 5) des différents langage procéduraux :

SGBDR Langage Respect norme Richesse
Oracle 8 PL/SQL 3/5 5/5
MS SQL Server v7 Transact SQL 2/5 3/5
PostGreSQL SQL 2 4/5 4/5
OCELOT SQL3 5/5 4/5
InterBase ISQL 3/5 3/5
Il s'agit bien entendu d'une notation toute personnelle parfaitement sujette à caution !


1.2. Utilisation

Transact SQL doit être utilisé :

  • dans les procédures stockées, pour les calculs portant sur des données internes à la base, sans considération de gestion d'IHM. Exemple pré calculs d'agrégats pour optimisation d'accès...
  • dans les triggers, pour définir et étendre des règles portant sur le respect de l'intégrité des données. Exemple formatage de données, liens d'héritage exclusif entre tables filles...
En revanche il faut tenter de ne pas l'utiliser pour le calculs de règles métier, l'idéal étant de déporter cela dans des objets métiers. Enfin l'usage de trigger pour de la réplication est à proscrire.


1.3. Conclusion

Nous retiendrons que ce qui compte dans l'étude de ce langage, c'est plus de comprendre ses grands concepts et son esprit afin de pouvoir le transposer sur d'autres SGBDR plutôt que d'apprendre par cœur telle ou telle instruction, d'autant que la documentation sur ce langage est assez fournie.

ATTENTION : nous étudirons ici la version Microsoft du langage Transact SQL


2. Syntaxe


2.1. Identifiant

Voici les règles de codage des identifiants (nom des objets)
Les identifiants SQL :

  • ne peuvent dépasser 128 caractères.
  • Ils doivent commencer par une lettre ou un "underscore".
  • Les caractères spéciaux et le blanc ne sont pas admis.
  • On se contentera d'utiliser les 37 caractères de base : ['A'..'Z', '0'..'9', '_']
  • La casse n'a pas d'importance.
Le symbole @ commence le nom de toute variable.
Le symbole dédoublé @@ commence le nom des variables globales du SGBDR.

Le symbole # commence le nom de toute table temporaire (utilisateur)

Exemple :

SELECT CURRENT_TIMESTAMP as DateTime INTO #tempT SELECT * FROM #tempT
Le symbole dédoublé ## commence le nom de toute table temporaire globale.
Conséquence : la libération des tables temporaires est consécutif à la libération des utilisteurs.

Nota : SQL Server utilise un base particulière "tempDB" pour stocker la définition des objets temporaires.

Attention : pour des raisons de performances il est fortement déconseillé d'utiliser le SELECT … INTO … qui n'est d'ailleurs pas normalisé.

Un identifiant est dit "qualifié" s'il fait l'objet d'une notation pointée définissant le serveur, la base cible et l'utilisateur :

	serveur.base_cible.utilisateur.objet
Exemple :

SELECT * FROM MonServeur.MaBase.MonUser.MaTable
Attention : ceci suppose que les serveurs soient connus les uns des autres (procédure de "linkage")
On peut ignorer le serveur, comme l'utilisateur, dans ce cas c'est l'utilisateur courant qui est pris en compte :

	base_cible..objet
et au sein de la base :

	objet
Un identifiant ne doit pas être un mot clef de SQL, ni un mot clef de SQL Server ni même un mot réservé. Dans le cas contraire il faut utiliser les guillemets comme délimiteur.

La notion de constante n'existe pas dans Transact SQL.


2.2. Variables

Les types disponibles sont ceux de SQL :

bit, int, smallint, tinyint, decimal, numeric, money, smallmoney, float, real, datetime, smalldatetime, timestamp, uniqueidentifier, char, varchar, text, nchar, nvarchar, ntext, binary, varbinary, image.
Auxquels il faut ajouter le type :

cursor
que nous verrons plus en détail.

Les valeurs de types chaînes doivent être délimitées par des apostrophes.

Une variable est déclarée à tout endroit du code par l'instruction DECLARE :
Exemple :

DECLARE @maChaine char(32)
Une variable est assignée par l'instruction SET :

SET @maChaine = 'toto'
Avant toute assignation, une variable déclarée est marquée à NULL.

Remarques :

  • il n'existe pas de type "tableau" dans le langage Transact SQL. Cependant, une table temporaire suffit à un tel usage.
  • l'ordre SQL SELECT peut aussi servir à assigner une ou plusieurs variable, mais dans ce dernier cas il faut veiller à ce que la réponse à la requête ne produise qu'une seule ligne
Exemple :

SELECT @NomTable = 'TABLES', @NombreLigne = count(*) FROM INFORMATION_SCHEMA.TABLES
Attention : dans le cas d'une requête renvoyant plusieurs lignes, seule la valeur de la dernière ligne sera récupéré dans la variable.

ASTUCE : si vous désirez concaténer toutes les valeurs d'une colonne dans une seule variable, vous pouvez utiliser la construction suivante :

DECLARE @Colonne varchar(8000) SET @Colonne = '' SELECT @Colonne = @Colonne +COALESCE(TABLE_NAME + ', ', '') FROM INFORMATION_SCHEMA.TABLES
NOTA : la notion de constante n'existe pas.


2.3. Structures basiques

La structure :

BEGIN ... END
permet de définir des blocs d'instructions.

Les branchements possibles sont les suivants :

IF [NOT] condition instruction [ELSE instruction] IF [NOT] EXISTS(requête select) instruction [ELSE instruction] WHILE condition instruction GOTO etiquette WAITFOR [DELAY | TIME] temps
Les instructions :

BREAK CONTINUE
permettent respectivement d'interrompre ou de continuer autoritairement une boucle.

Remarques :

  • il n'y a pas de THEN dans le IF du Transact SQL, ni de DO dans le WHILE
  • une seule instruction est permise pour les structure IF et WHILE, sauf à mettre en place un bloc d'instructions à l'aide d'une structure BEGIN / END
  • un branchement sur étiquette se précise avec en suffixant l'identifiant de l'étiquette avec un caractère deux-points ':'
Exemple :

Il s'agit de donner la liste de tous les nombres premiers entre 1 et 5000.

Première version en code procédural :

/* recherche de tous les nombres premiers de 1 à 5000 */ /* version procédurale (itérations) */ -- création d'une table provisoire pour stockage des données create table #n (n int) declare @n integer, @i integer, @premier bit set @n = 1 set nocount on -- un nombre premier n'est divisible que par 1 et lui même while @n < 5000 BEGIN -- on pré suppose qu'il est premier set @premier = 1 set @i = 2 while @i < @n BEGIN -- autrement dit, tout diviseur situé entre 2 et lui même moins un -- fait que ce nombre n'est pas premier if (@n / @i) * @i = @n SET @premier = 0 SET @i = @i + 1 END if @premier = 1 insert into #n VALUES (@n) SET @n = @n + 1 END SELECT * FROM #n
Par ce code procédural, nous avons utilisé la formulation suivante : "n est premier si aucun nombre de 2 à n-1 ne le divise".

Une autre façon de faire est de travailler en logique ensembliste. Si nous disposons d'une table des entiers, il est alors facile de comprendre que les nombres premiers sont tous les nombres, moins ceux qui ne sont pas premiers... Il s'agit ni plus ni moins que de réaliser une différence ensembliste.

/* recherche de tous les nombres premiers de 1 à 5000 */ /* version ensembliste (requêtes) */ DECLARE @max int SET @max = 5000 -- cet exemple utilise la logique ensembliste pour calculer tous les nombres entiers SET NOCOUNT ON -- table temporaire de stockage des entiers de 1 à 5000 CREATE TABLE #n (n int) -- boucle d'insertion de 0 à 5000 DECLARE @i int SET @i = 0 WHILE @i < @max BEGIN INSERT INTO #n VALUES (@i) SET @i = @i + 1 END -- on prend tous les entiers de la table n moins les entiers de la table n pour -- lesquels le reste de la division entière (modulo) par un entier moindre donne 0 -- NOTA l'opération MODULO se note % dans Transact SQL SELECT distinct n FROM #n WHERE n not in (SELECT distinct n1.n FROM #n n1 CROSS JOIN #n n2 WHERE n1.n % n2.n = 0 AND n2.n BETWEEN 2 AND n1.n - 1) ORDER BY n
Notez la différence de vistesse d'exécution entre les deux manières de faire...
Enfin, on peut encore optimiser l'une et l'autre des procédure en limitant le diviseur au maximum à CAST(SQRT(CAST(n2.n AS FLOAT)) AS INTEGER) + 1, car le plus grand des diviseurs d'un nombre ne peut dépasser sa racine carrée.


2.4. Variable de retour

Toute procédure stockée renvoie une variable de type entier pour signaler son état. Si cette variable vaut 0, la procédure s'est déroulée sans anomalie. Tout autre valeur indique un problème. Les valeurs de 0 à -99 sont réservées et celles de 0 à -14 sont prédéfinies. Par exemple la valeur -5 signifie erreur de syntaxe.

On peut assigner une valeur de retour de procédure à l'aide de l'instruction RETURN :

RETURN 1445

2.5. Variables "système"

SQL Server défini un grand nombre de "variables système" c'est à dire des variables définies par le moteur.

En voici quelques unes :

Variable Description
@@connections nombre de connexions actives
@@datefirts premier jour d'une semaine (1:lundi à 7:dimanche)
@@error code de la dernière erreur rencontrée (0 si aucune)
@@fetch_status état d'un curseur lors de la lecture (0 si lecture proprement exécutée)
@@identity dernière valeur insérée dans une colonne auto incrémentée pour l'utilisateur en cours
@@max_connections nombre maximums d'utilisateurs concurrents
@@procid identifiant de la procédure stockée en cours
@@rowcount nombre de lignes concernées par le dernier ordre SQL
@@servername nom du serveur SGBDR courant
@@spid identifiant du processus en cours
@@trancount nombre de transaction en cours

2.6. Flags

Pour manipuler les effets de certaines variables, comme pour paramétrer la base de données, il est nécessaire de recourir à des "flags".

SET NOCOUNT ON / OFF
empêche/oblige l'envoi au client de messages pour chaque instruction d'une procédure stockée affichant la ligne « nn rows affected » à la fin d'une instruction (SELECT, INSERT, UPDATE, DELETE).
Remarque : il est recommandé de désactiver le comptage dans les procédures stockées afin d'éviter l'envoi intempestif de lignes non lues qui génère du trafic réseau et rallonge les temps d'exécution.

SET ANSI_DEFAULTS ON / OFF
Conformation d'une partie de SQL Server à la norme SQL 2

SET DATEFORMAT {format de date}
Fixation du format de date par défaut

SET IDENTITY_INSERT nomTable ON / OFF
Active, désactive l'insertion automatique de colonne auto incrémentées (identity) dans la table spécifiée.

Exemple : insertion de lignes dont la clef est spécifiée dans une table données pourvue d'un auto incrément :

CREATE TABLE T_CLIENT (CLI_ID INTEGER IDENTITY NOT NULL PRIMARY KEY, CLI_NOM VARCHAR(32)) SET IDENTITY_INSERT T_CLIENT ON INSERT INTO T_CLIENT (CLI_ID, CLI_NOM) VALUES (325, 'DUPONT') INSERT INTO T_CLIENT (CLI_ID, CLI_NOM) VALUES (987, 'MARTIN') SET IDENTITY_INSERT T_CLIENT OFF INSERT INTO T_CLIENT (CLI_ID, CLI_NOM) VALUES (512, 'LEVY') => Serveur: Msg 544, Niveau 16, État 1, Ligne 1 Impossible d'insérer une valeur explicite dans la colonne identité de la table 'T_CLIENT' quand IDENTITY_INSERT est défini à OFF.

2.7. Batch et GO

Un batch est un ensemble d'ordres SQL ou Transact SQL passé en un lot. Il peut être exécuté en lançant un fichier vers le moteur SQL ou encore en l'exécutant dans l'analyseur de requêtes.
la plupart du temps un batch est utilisé pour créer les objets d'une base et lancer au coup par coup certaines procédures lourdes (administration notamment).

Le mot clef GO permet de forcer l'exécution de différents ordres SQL d'un traitement par lot. Hors d'un contexte de transaction, le serveur peut choisir dans les différents ordres qui luis ont proposés simultanément d'exécuter telle ou telle demande dans l'ordre que bon lui semble.
La présence du mot clef GO dans un fichier d'ordre SQL passé au serveur permet de lui demander l'exécution immédiate de cet ordre ou de l'ensemble d'ordres. Dans ce, cas l'instruction GO doit être spécifié pour chaque ordre atomique ou bien pour chaque ensemble cohérents.
En fait le mot clef GO agit comme si chaque ordre était lancé à travers un fichier différent.

Enfin, un batch est exécuté en tout ou rien. Ainsi, en cas d'erreur de syntaxe par exemple, même sur le dernier ordre du lot, aucun des ordres n'est exécuté.

Attention :

  • Certains ordres ne peuvent être passés simultanément dans le même lot. Par exemple la suppression d'un objet (DROP) et sa re création immédiatement après, (CREATE) est source de conflits.
  • Le mot clef GO n'est valable que pour une exécution par lot (batch). Il n'est donc pas reconnu au sein d'une procédure stockée ni dans le code d'un trigger

2.8. Quelques fonctions de base

USE est une instruction permettant de préciser le nom de la base de données cible. En effet il arrive que l'on soit obligé de travailler depuis une base pour en traiter une autre. C'est le cas notamment lorsque l'on veut créer une base de données et y travailler sur le champ.
La seule base en standard dans MS SQL Server est la base "master" qui sert de matrice à toutes les bases créées. Elle contient les procédures inhérentes au serveur mais aussi celles inhérentes aux bases nouvellement créées, ainsi que les méta données spécifiques de la nouvelle base (tables dont le nom commence par "syS...").

Exemple : création d'une base de données depuis la base MASTER et création d'une table dans cette nouvelle base :

CREATE DATABASE NEW_MABASE ON ( NAME = 'NEW_MABASE_DB', FILENAME = 'C:\MaBase.DATA', SIZE = 100, MAXSIZE = 500, FILEGROWTH = 50 ) LOG ON ( NAME = 'NEW_MABASE_LOG', FILENAME = 'C:\MaBase.LOG', SIZE = 5, MAXSIZE = 25, FILEGROWTH = 5 ) GO USE NEW_MABASE GO CREATE TABLE T_CLIENT (CLI_ID INTEGER IDENTITY NOT NULL PRIMARY KEY, CLI_NOM VARCHAR(32)) GO
PRINT est une instruction permettant de générer une ligne en sortie de procédure. Elle doit être réservée plus à la mise au point des procédures stockées que pour une utilisation en exploitation.

EXEC est une instruction permettant de lancer une requête ou une procédure stockée au sein d'une procédure ou un trigger. La plupart du temps il n'est pas nécessaire d'utilise l'instruction EXEC, si l'intégralité de la commande SQL ou de la procédure à lancer est connu. Mais lorsqu'il s'agit par exemple d'un ordre SQL contenant de nombreux paramètres, alors il est nécessaire de le définir dynamiquement.

Exemple : voici une procédure cherchant dans toutes les colonnes d'une table l'occurrence d'un mot :

DECLARE @TableName Varchar(128), -- nom de la table passé en argument @SearchWord Varchar(32) -- mot recherché Declare @ColumnList varchar(1000) -- liste des noms de colonnes dans -- lesquels la recherche va s'effectuer Declare @SQL varchar(1200) -- requête de recherche -- obtention de la liste des colonnes pour la requête de recherche SELECT @ColumnList = COALESCE(@ColumnList + ' + COALESCE(', 'COALESCE(') + column_name +', '''')' FROM INFORMATION_SCHEMA.COLUMNS WHERE TABLE_NAME = @TableName AND DATA_TYPE LIKE '%char%' PRINT 'INFO - @ColumnList value is : ' + @ColumnList -- juste pour voir ! -- assemblage du texte de la requête de recherche Set @SQL = 'SELECT * FROM '+ @TableName + ' WHERE ' + @ColumnList + ' LIKE ''%' + @SearchWord +'%''' PRINT 'INFO - @SQL value is : ' + @SQL -- juste pour voir ! -- exécution de la requête de recherche Exec (@SQL)

2.9. Commentaires

Comme dans le cadre du langage SQL de base, pour placer des commentaries il suffit d'utiliser les marqueurs suivants :

Début Fin Commentaire
--   pour une ligne de commentaire
/* */ pour un bloc de ligne ou de caractères

3. UDF : fonction utilisateur

Une UDF, autrement dit User Define Function ou Function Définie par l'Utilisateur est une fonction que le concepteur de la base écrit pour des besoins de traitement au sein des requêtes et du code des procdures stockées ou des triggers. Elle fait donc partie intégrante de la base ou elle est considérée comme un objet de la base au même titre qu'une table, une vue, un utilisateur ou une procédure stockée.

Il existe deux grands types de fonctions : celles renvoyant une valeur et celles renviyant un jeu de données (table).


3.1. Fonction renvoyant une valeur

La syntaxe est assez simple :

CREATE FUNCTION [ utilisateur. ] nom_fonction ( [ { @parametre1[AS] type [ = valeur_défaut ] } [ , @parametre2 ... ] ] ) RETURNS type_résultant [ AS ] BEGIN code RETURN valeur_résultante END
Exemple, calcul de la date de pâque pour une année donnée :

CREATE FUNCTION FN_PAQUE (@AN INT) RETURNS DATETIME AS BEGIN -- Algorithme conçu par Claus Tøndering . -- Copyright (C) 1998 by Claus Tondering. -- E-mail: claus@tondering.dk. IF @AN IS NULL RETURN NULL DECLARE @G INT DECLARE @I INT DECLARE @J INT DECLARE @C INT DECLARE @H INT DECLARE @L INT DECLARE @JourPaque INT DECLARE @MoisPaque INT DECLARE @DimPaque DATETIME SET @G = @AN % 19 SET @C = @AN / 100 SET @H = (@C - @C / 4 - (8 * @C + 13) / 25 + 19 * @G + 15) % 30 SET @I = @H - (@H / 28) * (1 - (@H / 28) * (29 / (@H + 1)) * ((21 - @G) / 11)) SET @J = (@AN + @AN / 4 + @I + 2 - @C + @C / 4) % 7 SET @L = @I - @J SET @MoisPaque = 3 + (@L + 40) / 44 SET @JourPaque = @L + 28 - 31 * (@MoisPaque / 4) SET @DimPaque = CAST(CAST(@AN AS VARCHAR(4)) + CASE WHEN @MoisPaque < 10 THEN '0' + CAST(@MoisPaque AS CHAR(1)) ELSE CAST(@MoisPaque AS CHAR(2)) END + CASE WHEN @JourPaque < 10 THEN '0' + CAST(@JourPaque AS CHAR(1)) ELSE CAST(@JourPaque AS CHAR(2)) END AS DATETIME) RETURN @DimPaque END
On utilise une telle fonction au sein d'une requête, comme une fonction SQL de base, à ceci près que, pour une raion obscure, il faut la faire précéder du nom du propriétaire.

Exemple :

SELECT dbo.FN_PAQUE (2004) AS PAQUE_2004
PAQUE_2004                                            
-----------------------
2004-04-11 00:00:00.000

3.2. Fonction renvoyant une table

Il existe deux manières de procéder : soit par requête directe (table en ligne), soit par construction et alimentation d'une table (table multi instruction).

La première syntaxe (table est ligne) est très simple. Voici un exemple, qui construit et renvoi une table des jours de semaine :

CREATE FUNCTION FN_JOUR_SEMAINE () RETURNS TABLE AS RETURN (SELECT 1 AS N, 'Lundi' AS JOUR UNION SELECT 2 AS N, 'Mardi' AS JOUR UNION SELECT 3 AS N, 'Mercredi' AS JOUR UNION SELECT 4 AS N, 'Jeudi' AS JOUR UNION SELECT 5 AS N, 'Vendredi' AS JOUR UNION SELECT 2 AS N, 'Samedi' AS JOUR UNION SELECT 2 AS N, 'Dimanche' AS JOUR)
SELECT * FROM dbo.FN_JOUR_SEMAINE ()
N           JOUR    
----------- --------
1           Lundi
2           Dimanche
2           Mardi
2           Samedi
3           Mercredi
4           Jeudi
5           Vendredi
La seconde syntaxe demande un peu plus de travail, car elle se base sur une variable "table". En voici la syntaxe :

CREATE FUNCTION [ utilisateur. ] nom_fonction ( [ { @parametre1[AS] type [ = valeur_défaut ] } [ , @parametre2 ... ] ] ) RETURNS type_résultant TABLE < definition_de_table > [ AS ] BEGIN code RETURN END
Voici un exemple, qui construit une table d'entier limité à MaxInt et comprenant ou non le zéro (entiers naturels) :

CREATE FUNCTION FN_ENTIERS (@MAXINT integer, @NATUREL bit = 0) RETURNS @integers TABLE (N int PRIMARY KEY NOT NULL) AS BEGIN DECLARE @N INT DECLARE @T TABLE (N int) SET @N = 0 -- insertion des 10 premiers chiffres de 0 à 9 WHILE @N < 10 BEGIN INSERT INTO @T VALUES (@N) SET @N = @N + 1 END SET @N = @N -1 -- si @N est supérieur à 9, alors supprimer les valeurs en trop IF @N > @MAXINT DELETE FROM @T WHERE N > @MAXINT ELSE INSERT INTO @T SELECT DISTINCT 1 * T1.N + 10 * T2.N + + 100 * T3.N + 1000 * T4.N FROM @T AS T1 CROSS JOIN @T AS T2 CROSS JOIN @T AS T3 CROSS JOIN @T AS T4 WHERE 1 * T1.N + 10 * T2.N + + 100 * T3.N + 1000 * T4.N BETWEEN 10 AND @MAXINT -- s'il s'agit d'entiers naturels, supprimer le zéro IF @NATUREL = 1 DELETE FROM @T WHERE N = 0 -- insertion dans la variable de retour INSERT INTO @integers SELECT DISTINCT N FROM @T RETURN END
SELECT * FROM dbo.FN_ENTIERS (13, 1)
N           
-----------
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
NOTA : SQL Server interdit l'utilisation de fonctions non déterministe au sein des fonctions utilisateur. Par exemple, la fonction CURRENT_TIMESTAMP qui renvoie la date/heure courante ne peut être utilisée dans le cadre de l'écriture d'une UDF. Il y a cependant moyen de contourner ce problème en utilisant par exemple une vue...

CREATE VIEW V_DATEHEURE_COURANTE AS SELECT CURRENT_TIMESTAMP AS DHC
CREATE FUNCTION FN_DELTA_MONTH (@MaDate DATETIME) RETURNS INT AS BEGIN DECLARE @N INT SELECT @N = DATEDIFF(MONTH, @MaDate, DHC) FROM V_DATEHEURE_COURANTE RETURN @N END
SELECT dbo.FN_DELTA_MONTH('20020101')

4. Procédures stockées

Le but d'une procédure stockée est triple :

  • étendre les possibilités des requêtes, par exemple lorsqu'un seul ordre INSERT ou SELECT ne suffit plus
  • faciliter la gestion de transactions
  • permettre une exécution plus rapide et plus optimisée de calculs complexes ne portant que sur des données de la base
Dans ce dernier cas la méthode traditionnelle nécessitait de nombreux aller et retour entre le client et le serveur et congestionnait le réseau.

Une procédure stockée est accessible par l'interface de l'Entreprise Manager. Elle peut aussi être créée par l'analyseur de requête.

En créant une nouvelle procédure stockée on se trouve devant une fenêtre de définition de code :

ATTENTION :
Les procédures stockées (v7) sont limitées à :

  • 128 Mo de code
  • 1024 paramètres en argument (y compris curseurs)

4.1. Entête de procédure

Elle commence toujours pas les mots clef CREATE PROCEDURE suivi du nom que l'on veut donner à la procédure stockée.
Les paramètres et leur type, s'il y en as suivent le nom.
L'entête se termine par le mot clef AS.

Exemple :

CREATE PROCEDURE SP_SEARCH_STRING_ANYFIELD @TableName Varchar(128), -- nom de la table passé en argument @SearchWord Varchar(32) -- mot recherché AS ...

4.2. Paramètres, variables de retour et ensemble de données

Une procédure stockée peut accepter de 0 à 1024 paramètres (arguments). Elle a toujours une valeur de retour qui par défaut est le code d'exécution (entier valant 0 en cas de succès). Elle peut retourner des lignes de table comme une requête.

Pour déclarer les paramètres il faut les lister avec un nom de variable et un type. Par défaut les paramètres sont des paramètres d'entrée.
Comme pour toutes les listes le séparateur est la virgule.
On peut déclarer des valeurs par défaut et spécifier si le paramètre est en sortie avec le mot clef OUTPUT.

Exemple :

CREATE PROCEDURE SP_SYS_DB_TRANSACTION @TRANS_NUM INTEGER, -- numéro de la transaction concernée @OK BIT = 0 OUTPUT -- retour 0 OK, 1 problème AS ...
Pour récupérer la valeur de d'un paramètre OUTPUT il faut préciser une variable de récupération de nature OUTPUT dans le lacement de l'exécution.

Exemple :

DECLARE @RetourOK bit EXEC(SP_SYS_DB_TRANSACTION 127, @RetourOK OUTPUT) SELECT @RetourOK
Un paramètre de type CURSOR (curseur) est un cas particulier et ne peut être utilisé qu'en sortie et conjointement au mot clef VARYING qui spécifie que sa définition précise n'est pas connue au moment de la compilation (le nombre et le type des colonnes n'est pas défini à cet instant).

CREATE PROCEDURE SEARCH_TEXT @resultTable CURSOR VARYING OUTPUT AS
Un tel paramètre peut être réutilisé dans une autre procédure stocké ou dans un trigger.

Comme nous l'avons vu, toute procédure stockée renvoie une variable de type entier pour signaler son état. Si cette variable vaut 0, la procédure s'est déroulée sans anomalie. Tout autre valeur indique un problème. Les valeurs de 0 à -99 sont réservées et celles de 0 à -14 sont prédéfinies. Par exemple la valeur -5 signifie erreur de syntaxe. Bien entendu on peut assigner une valeur de retour de procédure à l'aide de l'instruction RETURN.

Une procédure stockée peut en outre renvoyer un jeu de résultat sous la forme d'un ensemble de données à la manière des résultats de requête.
Exemple :

CREATE PROCEDURE SP_LISTE_CLIENT @CLI_ID_DEBUT INTEGER, @CLI_ID_FIN INTEGER AS SELECT '-- début de liste client --' UNION ALL SELECT CLI_NOM FROM T_CLIENT WHERE CLI_ID BETWEEN @CLI_ID_DEBUT AND @CLI_ID_FIN UNION ALL SELECT '-- fin de liste client --'

4.3. Gestion des erreurs

Il existe différents niveaux d'erreurs et différents moyens de les gérer.
Considérons une procédure stockée qui aurait pour effet de supprimer une ligne d'une table en s'assurant de supprimer préalablement toutes les lignes de tous les descendants concernés.
L'entête d'une telle procédure pourrait s'écrire :

CREATE PROCEDURE SP_DELETE_CLIENT_RECURSIVE @CLI_ID INTEGER
Si la ligne considérée n'est pas retrouvée dans la table des clients, comme si la valeur du paramètre est NULL, cette procédure échouera sans indiquer d'anomalie. Il faut donc procéder à des tests préalables (nullité, existence…). Sans cela on dit que l'on à une "exception silencieuse".

Pour les exceptions plus flagrantes, SQL Server fournit la variable globale @@error que l'on peut tester à tout instant. Cette variable est mise à jour à chaque instruction.

Le code continue de s'exécuter même après une erreur.

Pour gérer les erreurs, SQL Server dispose de la levée des erreurs à l'aide de l'instruction RAISERROR et l'utilisation du GOTO combiné à une étiquette de branchement pour la reprise sur erreur, permet de centraliser la gestion des erreurs à un seul et même endroit du programme.

Voici un exemple mettant en œuvre ces principes :

/*---------------------------------------------------\ | recherche d'une occurrence de mot dans n'importe | | quelle colonne de type caractères d'une table donnée | |----------------------------------------------------- | | Frédéric BROUARD - COMMUNICATIC SA - 2001-12-17 | \-------------------------------------------------- */ CREATE PROCEDURE SP_SEARCH_STRING_ANYFIELD @TableName Varchar(128), -- nom de la table passé en argument @SearchWord Varchar(32) -- mot recherché AS IF @TableName IS NULL OR @SearchWord IS NULL RAISERROR ('Paramètres NULL impossible à traiter', 16, 1) IF @@ERROR <> 0 GOTO LBL_ERROR -- test d'existence de la table IF NOT EXISTS(SELECT * FROM INFORMATION_SCHEMA.tables WHERE TABLE_NAME = @TableName) RAISERROR ('Références de table inconnue %s', 16, 1, @TableName) IF @@ERROR <> 0 GOTO LBL_ERROR Declare @ColumnList varchar(1000) -- liste des noms de colonnes dans -- lesquels la recherche va s'effectuer Declare @SQL varchar(1200) -- requête de recherche -- obtention de la liste des colonnes pour la requête de recherche SELECT @ColumnList = COALESCE(@ColumnList + ' + COALESCE(', 'COALESCE(') + column_name +', '''')' FROM INFORMATION_SCHEMA.COLUMNS WHERE TABLE_NAME = @TableName AND DATA_TYPE LIKE '%char%' IF @ColumnList IS NULL RAISERROR ('Aucune colonne de recherche trouvé dans la table %s', 16, 1, @TableName) IF @@ERROR <> 0 GOTO LBL_ERROR PRINT 'INFO - @ColumnList value is : ' + @ColumnList -- assemblage du texte de la requête de recherche Set @SQL = 'SELECT * FROM '+ @TableName + ' WHERE ' + @ColumnList + ' LIKE ''%' + @SearchWord +'%''' PRINT 'INFO - @SQL value is : ' + @SQL -- exécution de la requête de recherche Exec (@SQL) RETURN LBL_ERROR: PRINT 'ERREUR LORS DE L''EXÉCUTION DE LA PROCÉDURE STOCKÉE SP_SEARCH_STRING_ANYFIELD'

4.4. Procédures stockées prédéfinies

SQL Server possède des procédures stockées pré établies, un peu à la manière d'une bibliothèque d'utilisation. Elles servent essentiellement à l'administration (gestion des utilisateurs et des bases) et à l'information (dictionnaire des données). Elle se situent toutes dans la base "master".

Ainsi, la procédure stockée "sp_help" fournit une description de n'importe quel objet de la base.

Pour appeler de telles procédures, il n'est pas nécessaire de préciser le nom de la base "master", ce nom est implicite.

Ces procédures stockées permettent :

  • de piloter le paramétrage du serveur et de la base de données (respect des normes SQL 2, maximum d'utilisateurs…) - exemple : sp_configure
  • de définir les objets de la base (table, index, contraintes, vues…) - exemple : sp_addtype
  • d'administrer le serveur, les bases, les accès (rôles, utilisateurs, login…) - exemple : sp_droplogin
  • d'obtenir de l'aide et de la documentation (aide en ligne, explications) - exemple : sp_helpsort
  • de gérer les agents (alertes et batch) - exemple : sp_add_job
  • d'assurer les réplications (entre bases et serveurs) - exemple : sp_deleteMergeConflictRows
  • de monitorer le fonctionnement de SQL Server (tracer l'exécution) - exemple : xp_sqlTrace
  • ...
Nota : des procédures stockées dites étendues (dont le nom commence généralement par "xp_") font appel à du code C sous forme de DLL. Exemple : xp_cmdShell, permet de lancer un programme en ligne de commande depuis SQL Server (procédure dont l'utilisation est à déconseiller !)

Exemple - création d'un type utilisateur (DOMAINE SQL 2) pour spécification numérique de la valeur d'un mois avec contrôle de validité :

-- ajout du type TT_MONTH en entier obligatoire SP_addType TT_MONTH, 'INTEGER', 'NOT NULL' -- creation de la règle R_CHECK_MONTH vérifiant -- que la valeur soit comprise entre 1 et 12 CREATE RULE R_CHECK_MONTH AS @value BETWEEN 1 AND 12 -- liaison de la règle au type SP_bindRule R_CHECK_MONTH, TT_MONTH

4.5. Verrouillage

Le verrouillage est la technique de base pour assurer les concurrences d'accès aux ressources.
On peut observer les verrous posés lors des manipulations de données à l'aide de la procédure stockée sp_lock. De même on peut savoir qui utilise quoi à l'aide de la procédure stockée sp_who.

SQL Server pose en principe les bons verrous lors des requêtes. Mais il peut arriver que l'on souhaite :

  • soit se débarrasser des contraintes de verrouillage, notamment pour faire du "dirty read" (lecture sale)
  • soit poser des verrous plus contraignant pour s'assurer du traitement
Dans les deux cas il faut compléter les ordre SQL par une description des verrous attendus.

Voici les paramètres de verrouillage que l'on peut spécifier :

Verrou SELECT UPDATE
NOLOCK aucun verrou impossible
HOLDLOCK maintient du verrou jusqu'à la fin de la transaction pas nécessaire
UPDLOCK pose un verrou de mise à jour au lieu d'un verrou partagé redondant
PAGLOCK force la pose d'un verrou de page force la pose d'un verrou de page
TABLOCK force un verrou partagé sur la table force un verrou exclusif sur la table
TABLOCKX force un verrou exclusif sur la table pendant toute la durée de la transaction force un verrou exclusif sur la table pendant toute la durée de la transaction
Ces paramètres se précisent dans un ordre SQL après le nom de la table et le mot clef WITH en utilisant le parenthèsage.

Exemples :

Accélération d'une extraction de données en demandant la suppression du verrouillage :

SELECT * FROM T_CLIENT C WITH (NOLOCK) JOIN T_FACTURE F WITH (NOLOCK) ON C.CLI_ID = F.CLI_ID
Verrouillage exclusif de la table le temps de la mise à jour :

UPDATE T_CLIENT WITH (TABLOCK) SET CLI_NOM = REPLACE(CLI_NOM, ' ', '-')
On peut combiner certains paramètres de verrouillage.
Exemple :

... WITH (PAGLOCK HOLDLOCK) ...
Attention : la manipulation des verrous est affaire de spécialistes. Une pose de verrous sans étude préalable de la concurrence d'exécution des différentes procédures stockées d'une base, peut conduire à des scénarios de blocage, comme "l'étreinte fatale".


4.6. Gestion de transactions

Toute ordre SQL du DML est une transaction (SELECT INSERT, UPDATE, DELETE).

Parce que SQL Server fonctionne en "AUTOCOMMIT", une combinaison de différents ordres nécessite la pose explicite d'une transaction.
Ceci se fait par l'instruction BEGIN TRANSACTION et doit être terminé soit par un ROLLBACK, soit par un COMMIT.

Une transaction peut être anonyme ou nommée. De toute façon SQL Server lui attribue un identifiant interne unique.

Exemple simple. Il s'agit de réserver 3 place dans le vol AF714 pour le client 123, s'il y a bien de la place pour ce vol !

BEGIN TRANSACTION -- reste t-il de la place pour ce vol ? IF NOT EXISTS(SELECT * FROM T_VOL_AVION WHERE VOL_REF = 'AF714' AND VOL_PLACE_LIBRE > 3) THEN BEGIN ROLLBACK TRANSACTION RETURN END -- décompte des places vendues UPDATE T_VOL_AVION SET VOL_PLACE_LIBRE = VOL_PLACE_LIBRE - 3 WHERE VOL_REF = 'AF714' IF (@@ERROR <> 0) OR (@@ROWCOUNT = 0) GOTO ROLLBACK_ON_ERROR -- génération d'une réservation INSERT INTO T_RESERVATION (VOL_REF, CLI_ID, PLACES) VALUES ('AF714', 123, 3) IF (@@ERROR <> 0) OR (@@ROWCOUNT = 0) GOTO ROLLBACK_ON_ERROR -- validation de l'ensemble COMMIT TRANSACTION RETURN -- si branchement à l'étiquette d'erreur alors ROLLBACK ROLLBACK_ON_ERROR: ROLLBACK TRANSACTION
SQL Server permet aussi de définir des points de sauvegarde, que l'on peut considérer comme un validation partielle d'une transaction. Pour définir un point de sauvegarde il faut utiliser l'instruction SAVE TRANSACTION avec un nom de préférence (pas obligatoire).
Par conséquent pour faire un ROLLBACK partiel il suffit de préciser le nom du point de sauvegarde dans l'ordre ROLLBACK.

L'utilisation de la variable @@TranCount permet de savoir le nombre de transaction ouvertes en cours.

Une bonne transaction ne saurait être bien gérée sans une appréciation claire du niveau d'isolation. SQL Server gère les 4 niveaux de la norme SQL 2. La commande SET TRANSACTION ISOLATION LEVEL dont les options sont READ COMMITTED, READ UNCOMMITTED, REPEATABLE READ et SERIALIZABLE permet de définir le niveau d'isolation d'une transaction.

Niveau Effets ID
READ UNCOMMITTED
Implémente la lecture incorrecte, ou le verrouillage de niveau 0, ce qui signifie qu'aucun verrou partagé n'est généré et qu'aucun verrou exclusif n'est respecté. Lorsque cette option est activée, il est possible de lire des données non validées, ou données incorrectes ; les valeurs des données peuvent être modifiées et des lignes peuvent apparaître ou disparaître dans le jeu de données avant la fin de la transaction. Cette option a le même effet que l'activation de l'option NOLOCK dans toutes les tables de toutes les instructions SELECT d'une transaction. Il s'agit du niveau d'isolation le moins restrictif parmi les quatre disponibles. 0
READ COMMITTED
Spécifie que les verrous partagés sont maintenus durant la lecture des données pour éviter des lectures incorrectes. Les données peuvent néanmoins être modifiées avant la fin de la transaction, ce qui donne des lectures non renouvelées ou des données fantômes. Cette option est l'option SQL Server par défaut. 1
REPEATABLE READ
Des verrous sont placés dans toutes les données utilisées dans une requête, afin d'empêcher les autres utilisateurs de les mettre à jour. Toutefois, un autre utilisateur peut ajouter de nouvelles lignes fantômes dans un jeu de données par un utilisateur ; celles-ci seront incluses dans des lectures ultérieures dans la transaction courante. 2
SERIALIZABLE
Place un verrou sur une plage de données, empêchant les autres utilisateurs de les mettre à jour ou d'insérer des lignes dans le jeu de données, jusqu'à la fin de la transaction. Il s'agit du niveau d'isolation le plus restrictif parmi les quatre niveaux disponibles. Utilisez cette option uniquement lorsque cela s'avère nécessaire, car la concurrence d'accès est moindre. Cette option a le même effet que l'utilisation de l'option HOLDLOCK dans toutes les tables de toutes les instructions SELECT d'une transaction. 3
Attention : par défaut SQL Server travaille au niveau READ COMMITTED. Ceci explique sa rapidité comparée a des serveurs qui fonctionnent par défaut au niveau d'isolation maximal mais peut s'avérer catastrophique pour l'intégité des données !!!

CONSEIL : il est toujours préférable d'utiliser la gestion des transactions que de manipuler les verrous, sauf en ce qui concerne la "lecture sale" notamment dans le cadre d'une utilisation client/serveur en mode déconnecté (par exemple dans le cadre de restitutions documentaires pour un site web).

NOTA : SQL Server permet de gérer des transactions distribuées et gère le "commit à deux phases" mais sans permettre l'utilisation de points de sauvegarde.

Exemple : gestion d'un arbre modélisé par intervalle

Pour une illustration plus complète des procédures stockées nous allons montrer les différentes procédures nécessaires pour faire "fonctionner" un arbre modélisé sous forme intervallaire. Pour une développement plus complet de ce sujet, lire l'article sur la représentation intervallaire des arborescences

Dans notre cas nous allons considérer une table permettant de gérer le développement des projet d'une entreprise. Voici la table du développement. Elle contient les informations de chaque noeuds, y compris son identifiant, sojn libellé, ses bornes droite et gauche et son niveau :

CREATE TABLE T_DEVELOPPEMENT_DEV (DEV_ID INTEGER IDENTITY (1, 1) NOT NULL , -- identifiant DEV_NIVEAU SMALLINT NOT NULL , -- niveau du noeud DEV_LIBELLE CHAR (32) NOT NULL , -- libellé DEV_BORNE_GAUCHE INTEGER NOT NULL , -- borne gauche de l'arbre DEV_BORNE_DROITE INTEGER NOT NULL) -- borne droite de l'arbre
Tout d'abord voici la procédure d'insertion d'un fils ainé, c'est à dire d'un fils qui sera le plus proche du sommet au moment de l'insertion. On passe à la procédure l'identifiant du noeud père et le libellé. Une variable de retour permet de conaître l'état de l'insertion.

CREATE PROCEDURE SP_DEV_INSERTION_ARBRE_FILS_AINE @id_pere integer, @libelle varchar(32), @id_ins integer OUTPUT AS -- Frédéric BROUARD 17/11/2001 -- insertion sous père dans l'arbre du développement -- paramètres : id_pere, libelle DECLARE @bg_pere integer DECLARE @niveau integer DECLARE @OK integer SET NOCOUNT ON -- démarrage transaction SET TRANSACTION ISOLATION LEVEL SERIALIZABLE BEGIN TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_AINE -- vérification de l'existence du père SELECT @OK = count(*) FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_pere -- si élément supprimé, alors retour sans insertion avec valeur -1 IF @OK = 0 BEGIN SELECT -1 ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_AINE RETURN END -- recherche du bg_pere et calcul du niveau inférieur SELECT @bg_pere = DEV_BORNE_GAUCHE, @niveau = DEV_NIVEAU + 1 FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_pere -- décalage pour insertion borne droite UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_DROITE = DEV_BORNE_DROITE + 2 WHERE DEV_BORNE_DROITE > @bg_pere IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_AINE SELECT -1 RETURN END -- décalage pour insertion borne gauche UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_GAUCHE = DEV_BORNE_GAUCHE + 2 WHERE DEV_BORNE_GAUCHE > @bg_pere IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_AINE SELECT -1 RETURN END -- insertion INSERT INTO T_DEVELOPPEMENT_DEV (DEV_NIVEAU, DEV_LIBELLE, DEV_BORNE_GAUCHE, DEV_BORNE_DROITE) VALUES (@niveau, @libelle, @bg_pere + 1, @bg_pere + 2) SELECT @id_ins = @@identity IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_AINE SELECT -1 RETURN END COMMIT TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_IANE SELECT @id_ins -- renvoie de l'identifiant de l'élément inséré.
Pour le fils cadet, la procédure n'est pas plus compliquée :

CREATE PROCEDURE SP_DEV_INSERTION_ARBRE_FILS_CADET @id_pere integer, @libelle varchar(32), @id_ins integer OUTPUT AS -- Frédéric BROUARD 17/11/2001 -- insertion sous père dans l'arbre du développement -- paramètres : id_pere, libelle DECLARE @bd_pere integer DECLARE @niveau integer DECLARE @OK integer SET NOCOUNT ON -- on gère une transaction qui remanie les bornes de l'arbre. -- il ne faut pas être 'dérangé' par d'autres utilisateurs concurrents pendant cette manoeuvre SET TRANSACTION ISOLATION LEVEL SERIALIZABLE BEGIN TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_CADET -- vérification de l'existence du père SELECT @OK = count(*) FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_pere -- si élément supprimé, alors retour sans insertion avec valeur -1 IF @OK = 0 BEGIN SELECT -1 ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_CADET RETURN END -- recherche du bg_pere et calcul du niveau inférieur SELECT @bd_pere = DEV_BORNE_DROITE, @niveau = DEV_NIVEAU + 1 FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_pere -- décalage pour insertion borne droite UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_DROITE = DEV_BORNE_DROITE + 2 WHERE DEV_BORNE_DROITE >= @bd_pere IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_CADET SELECT -1 RETURN END -- décalage pour insertion borne gauche UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_GAUCHE = DEV_BORNE_GAUCHE + 2 WHERE DEV_BORNE_GAUCHE > @bd_pere IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_CADET SELECT -1 RETURN END -- insertion INSERT INTO T_DEVELOPPEMENT_DEV (DEV_NIVEAU, DEV_LIBELLE, DEV_BORNE_GAUCHE, DEV_BORNE_DROITE) VALUES (@niveau, @libelle, @bd_pere , @bd_pere + 1) SELECT @id_ins = @@identity IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_FILS_CADET SELECT -1 as ID RETURN END COMMIT TRANSACTION INSERT_TREE_SON SELECT @id_ins
Voici maintenant comment on insère un frère à droite d'un autre :

CREATE PROCEDURE SP_DEV_INSERTION_ARBRE_FRERE_DROIT @id_frere integer, @libelle varchar(32), @id_ins integer OUTPUT AS -- Frédéric BROUARD 17/11/2001 -- insertion latérale à droite du frère -- paramètres : id_frere, libelle DECLARE @bd_frere integer DECLARE @niveau integer DECLARE @OK integer SET NOCOUNT ON -- démarrage transaction SET TRANSACTION ISOLATION LEVEL SERIALIZABLE BEGIN TRANSACTION INSERT_TREE_RIGHT -- vérifie de l'existence du frère SELECT @OK = count(*) FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_frere -- si élément supprimé, alors retour sans insertion avec valeur -1 IF @OK = 0 BEGIN SELECT -1 ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_RIGHT RETURN END -- recherche du bd_frere et du niveau SELECT @bd_frere = DEV_BORNE_DROITE, @niveau = DEV_NIVEAU FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_frere -- décalage borne gauche pour insertion UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_GAUCHE = DEV_BORNE_GAUCHE + 2 WHERE DEV_BORNE_GAUCHE > @bd_frere IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_RIGHT SELECT -1 RETURN END -- décalage borne droite pour insertion UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_DROITE = DEV_BORNE_DROITE + 2 WHERE DEV_BORNE_DROITE > @bd_frere IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_RIGHT SELECT -1 RETURN END -- insertion INSERT INTO T_DEVELOPPEMENT_DEV (DEV_NIVEAU, DEV_LIBELLE, DEV_BORNE_GAUCHE, DEV_BORNE_DROITE) VALUES (@niveau, @libelle, @bd_frere + 1, @bd_frere+2) SELECT @id_ins = @@identity IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_RIGHT SELECT -1 RETURN END COMMIT TRANSACTION INSERT_TREE_RIGHT SELECT @id_ins
Même insertion en frère à gauche :

CREATE PROCEDURE SP_DEV_INSERTION_ARBRE_FRERE_GAUCHE @id_frere integer, @libelle varchar(32), @id_ins integer OUTPUT AS -- Frédéric BROUARD 17/11/2001 -- insertion latérale à gauche du frère -- paramètres : id_frere, libelle DECLARE @bg_frere integer DECLARE @niveau integer DECLARE @OK integer SET NOCOUNT ON SET TRANSACTION ISOLATION LEVEL SERIALIZABLE BEGIN TRANSACTION INSERT_TREE_LEFT -- vérification de l'existence du frère SELECT @OK = count(*) FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_frere -- si élément supprimé, alors retour sans insertion avec valeur -1 IF @OK = 0 BEGIN SELECT -1 ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_LEFT RETURN END -- recherche du bg_frere SELECT @bg_frere = DEV_BORNE_GAUCHE, @niveau = DEV_NIVEAU FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_frere -- décalage borne gauche pour insertion UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_GAUCHE = DEV_BORNE_GAUCHE + 2 WHERE DEV_BORNE_GAUCHE >= @bg_frere IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_LEFT SELECT -1 RETURN END -- décalage borne droite pour insertion UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_DROITE = DEV_BORNE_DROITE + 2 WHERE DEV_BORNE_DROITE > @bg_frere IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION INSERT_TREE_LEFT SELECT -1 RETURN END -- insertion INSERT INTO T_DEVELOPPEMENT_DEV (DEV_NIVEAU, DEV_LIBELLE, DEV_BORNE_GAUCHE, DEV_BORNE_DROITE) VALUES (@niveau, @libelle, @bg_frere, @bg_frere+1) SELECT @id_ins = @@identity IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION SELECT -1 RETURN END COMMIT TRANSACTION INSERT_TREE_LEFT SELECT @id_ins
Enfin, comment supprimer. Notez l'argument "récursif" passé en paramètre de procédure pour spécifier si l'on tue toute la lignée ou si l'on laisse survivre les descendants !

CREATE PROCEDURE SP_DEV_SUPPRESSION @id_element integer, @recursif bit AS -- Frédéric BROUARD 20/11/2001 -- suppression d'un élément (@recursif = 0) ou d'un sous arbre (@recursif = 1) -- paramètres : id_element, @recursif DECLARE @OK integer DECLARE @bg_element integer DECLARE @bd_element integer DECLARE @intervalle integer SET NOCOUNT ON -- démarrage transaction SET TRANSACTION ISOLATION LEVEL SERIALIZABLE BEGIN TRANSACTION DELETE_TREE -- vérifie de l'existence de l'élément SELECT @OK = count(*) FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_element -- si élément supprimé, alors retour sans insertion avec valeur -1 IF @OK = 0 BEGIN SELECT -1 ROLLBACK TRANSACTION DELETE_TREE RETURN END -- recherche des bd_element et bd_element SELECT @bd_element = DEV_BORNE_DROITE, @bg_element = DEV_BORNE_GAUCHE FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_element IF @recursif = 0 BEGIN -- suppression de l'élément DELETE FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_ID = @id_element IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION DELETE_TREE SELECT -1 RETURN END -- décalage des bords droits et gauches des éléments du sous arbre UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_DROITE = DEV_BORNE_DROITE - 1, DEV_BORNE_GAUCHE = DEV_BORNE_GAUCHE - 1 WHERE DEV_BORNE_GAUCHE > @bg_element AND DEV_BORNE_DROITE < @bd_element IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION DELETE_TREE SELECT -1 RETURN END -- décalage des bords gauches des éléments externes au sous arbre UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_GAUCHE = DEV_BORNE_GAUCHE - 2 WHERE DEV_BORNE_GAUCHE > @bg_element IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION DELETE_TREE SELECT -1 RETURN END -- décalage des bords droits des éléments externes au sous arbre UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_DROITE = DEV_BORNE_DROITE - 2 WHERE DEV_BORNE_DROITE < @bg_element IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION DELETE_TREE SELECT -1 RETURN END END IF @recursif = 1 BEGIN -- suppression des éléments du sous arbre DELETE FROM T_DEVELOPPEMENT_DEV WHERE DEV_BORNE_GAUCHE >= @bg_element AND DEV_BORNE_DROITE <= @bd_element IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION DELETE_TREE SELECT -1 RETURN END -- calcul de l'intervalle de décallage SET @intervalle = @bd_element - @bg_element + 1 -- décalage des bords gauches des éléments externes au sous arbre UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_GAUCHE = DEV_BORNE_GAUCHE - @intervalle WHERE DEV_BORNE_GAUCHE > @bg_element IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION DELETE_TREE SELECT -1 RETURN END -- décalage des bords droits des éléments externes au sous arbre UPDATE T_DEVELOPPEMENT_DEV SET DEV_BORNE_DROITE = DEV_BORNE_DROITE - @intervalle WHERE DEV_BORNE_DROITE < @bg_element IF @@ERROR <>0 BEGIN ROLLBACK TRANSACTION DELETE_TREE SELECT -1 RETURN END END COMMIT TRANSACTION DELETE_TREE

4.7. Les curseurs

Les curseurs sont des mécanismes de mémoire tampons permettant d'accéder aux données renvoyées par une requête et donc de parcourir les lignes du résultat.

Un curseur se définit dans une instruction DECLARE possédant une requête de type SELECT. Il convient de définir pour chaque colonne renvoyé une variable de type approprié.
Pour lancer la requête associée (et donc placer les données dans les buffers appropriés) il faut utiliser l'instruction OPEN.
Un curseur doit être refermé avec l'instruction CLOSE.
Pour libérer la mémoire utilisée par un curseur, il faut utiliser l'instruction DEALLOCATE.

Pour lire les données de la ligne courante et les associées aux variables du curseur il faut utiliser l'instruction FETCH.

Par défaut l'instruction FETCH navigue en avant d'une ligne à chaque lecture dans l'ensemble des données du résultat. Pour naviguer différemment, on peut qualifier le FETCH avec les mots clef NEXT, PRIOR, FIRST, LAST, ABSOLUTE n et RELATIVE n, mais il faut avoir déclaré le curseur avec l'attribut SCROLL...

Enfin la variable @@fetch_Status permet de savoir si la dernière instruction FETCH passée s'est correctement déroulée (valeur 0), ce qui permet de tester si l'on est arrivé en fin de parcours de l'ensemble de données.

Une boucle traditionnelle de manipulation d'un curseur prend la forme suivante :

-- déclaration des variables de colonnes pour le curseur DECLARE @Col1 Type1, @Col2 Type2, @Col3, Type3... -- declaration du curseur DECLARE MyCursor CURSOR FOR SELECT COL1, COL2, COL3 … FROM MyTable -- ouverture du curseur OPEN MyCursor -- lecture du premier enregistrement FETCH MyCursor INTO @Col1, @Col2, @Col3... -- boucle de traitement WHILE @@fetch_Status = 0 BEGIN traitement -- lecture de l'enregistrement suivant FETCH MyCursor INTO @Col1, @Col2, @Col3... END -- fermeture du curseur CLOSE myCursor -- libération de la mémoire DEALLOCATE myCursor
On constate que l'instruction FETCH apparaît deux fois. Une première fois avant la boucle WHILE une seconde fois à l'intérieur et en dernière ligne de la boucle WHILE.
C'est la façon la plus classique et la plus portable d'utiliser des curseurs.

NOTA : les performances sont en baisse lorsque l'on utilise tout autre déplacement que le NEXT.

Remarque : il est possible d'effectuer des mises à jours de données via des curseurs, mais cela n'est pas conseillé. Dans ce cas il faut préciser en fin de déclaration du curseur : FOR UPDATE OF liste_colonne

On peut aussi faire du "dirty read" avec les curseurs de SQL Server en précisant l'attribut INSENSITIVE juste après le nom du curseur.

La syntaxe complète SQL 2 de la déclaration d'un curseur dans MS SQL Server est :

DECLARE nom_curseur [INSENSITIVE] [SCROLL] CURSOR FOR requête_select FOR {READ ONLY | UPDATE [OF colonne1 [, colonne2...]]}]
La syntaxe admise par le Transact SQL de MS SQL Server est plus complète mais moins portable :

DECLARE no