LE SQL de A à Z : 2eme partie - le simple (?) SELECT et les fonctions SQL
Date de publication : 23/01/2003
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niveau : débutant
Dans le précédent article nous avons vu lhistorique de SQL et ses différentes composantes. Nous entrons maintenant dans le vif du sujet, en nous intéressant au simple SELECT. Simple ? Pas si sûr... Dans le dernier document normatif de lISO, la syntaxe de la commande SELECT, est décrite en plus de 300 pages
Cest pourquoi nous nous permettons de mettre en doute la simplicité de la commande SELECT !
Préambule
1. La commande SELECT
1.1. L'opérateur * (étoile)
1.2. L'opérateur DISTINCT (ou ALL)
1.3. L'opérateur AS
1.4. Opérateur de concaténation
1.5. Opérateurs mathématiques de base
1.6. Particularité du "FROM"
1.7. Utilisation du caractère double quote (guillemet)
2. La clause ORDER BY
3. La clause WHERE
3.1. Opérateurs de comparaison
3.2. Opérateur IN
3.3. Opérateur BETWEEN
3.4. Opérateur LIKE
3.5. Résumé des opérateurs pour les prédicats de la clause WHERE
4. Fonctions diverses
4.1. Trantypage à l'aide de la fonction CAST
4.2. Mise en majuscule / Minuscule
4.3. Supprimer les blancs (ou tout autre caractères)
4.4. Extraire une sous chaîne
4.5. Opérateur de traitement des dates
4.5.1. Extraire un paramètre temporel d'une date
4.5.2. Heure et date courante
4.6. Opérateurs statistiques
4.7. Autres fonctions normalisées
4.8. Autres opérateurs mathématiques (non normalisés)
4.9. Autres opérateurs de traitement des chaînes de caractères (non normalisés)
4.10. Autres opérateurs sur les valeurs temporelles (non normalisés)
4.11. Opérateurs d'ensemble (non normalisés)
5. Traitement des "valeurs" nulles
5.1. Le null n'est ni la chaîne vide, ni le zéro
5.2. Opérateurs de traitement des marqueurs NULL
6. Négation de valeurs
7. Les branchements dans le SQL
7.1. CASE sur expression
7.2. CASE généralisé
8. Le constructeur de lignes valuées (ROW VALUE CONSTRUCTOR)
9. Résumé
10. Conclusion
Préambule
NOTA : La structure de la base de données exemple, ainsi qu'une version des principales bases utilisées sont disponibles dans la page " La base de données exemple".
1. La commande SELECT
Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 53 à 127 de l'ouvrage " SQL" , collection "La Référence", Campus Press éditeur.
Le SELECT est la commande de base du SQL destinée à extraire des données dune base ou calculer de nouvelles données à partir dexistantes...
Voici la syntaxe générale d'une commande SELECT :
SELECT [DISTINCT ou ALL] * ou liste de colonnes
FROM nom de table ou de la vue
[WHERE prédicats]
[GROUP BY ordre des groupes]
[HAVING condition]
[ORDER BY ] liste de colonnes
NOTA : dans cette syntaxe, les mots clef du SQL sont en gras, les paramètres en minuscule et entre crochets on trouve les parties optionnelles
En fait l'ordre SQL SELECT est composé de 6 clauses dont 4 sont optionnelles. Clauses de l'ordre SELECT :
SELECT
|
Spécification des colonnes du résultat |
FROM
|
Spécification des tables sur lesquelles porte l'ordre |
WHERE
|
Filtre portant sur les données (conditions à remplir pour que les lignes soient présentes dans le résultat) |
GROUP BY
|
Définition d'un groupe (sous ensemble) |
HAVING
|
Filtre portant sur les résultats (conditions de regroupement des lignes) |
ORDER BY
|
Tri des données du résultat |
NOTA : La plupart du temps, la difficulté réside dans la compréhension de la différence entre le filtre WHERE et le filtre HAVING. Disons plus pragmatiquement que le filtre WHERE permet de filtrer les données des tables tandis que le filtre HAVING permet de filtrer les données du résultat...
REMARQUE : pour spécifier une valeur littérale il faut l'entourer de guillemets simples.
Un premier exemple basique :
Exemple 1
SELECT CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
WHERE TIT_CODE = 'M.'
|
CLI_NOM CLI_PRENOM
------- ----------
DUPONT Alain
MARTIN Marc
BOUVIER Alain
DUBOIS Paul
DREYFUS Jean
FAURE Alain
PAUL Marcel
DUVAL Arsène
PHILIPPE André
CHABAUD Daniel
BAILLY Jean-François
...
|
Permet de trouver les noms et prénoms des clients dont le titre est M. (monsieur).
NOTA : comme tous les paramètres à prendre sous forme de littéraux doivent être exprimés entourés d'apostrophes (simple côtes), il faut dédoubler un tel caractère s'il s'avère présent dans la chaîne utilisé.
1.1. L'opérateur * (étoile)
Le caractère * (étoile) récupère toutes les colonnes de la table précisée dans la clause FROM de la requête. Juste après le mot clef SELECT, on précise les colonnes de la table qui doivent être présentées dans la réponse. Lutilisation du caractère étoile ramène toutes les colonnes de la table dans la réponse. Dans le cas contraire il faut expressément nommer chacune des colonnes et les séparer par des virgules.
Exemple 2
SELECT *
FROM T_CLIENT
WHERE TIT_CODE = 'M.'
|
CLI_ID TIT_CODE CLI_NOM CLI_PRENOM CLI_ENSEIGNE
------- -------- -------- ---------- ------------
1 M. DUPONT Alain NULL
2 M. MARTIN Marc Transports MARTIN & fils
3 M. BOUVIER Alain NULL
4 M. DUBOIS Paul NULL
5 M. DREYFUS Jean NULL
6 M. FAURE Alain Boulangerie du marché
11 M. PAUL Marcel Cie Internationale des Mach...
12 M. DUVAL Arsène NULL
13 M. PHILIPPE André NULL
16 M. CHABAUD Daniel NULL
...
|
Notons tout de suite la présence à plusieurs reprises du mot clef "NULL" dans la cologne CLI_ENSEIGNE. Non il ne s'agit pas d'une enseigne particulière, mais simplement de l'absence d'information. Nous verrons que l'absence d'information, c'est le marquer "NULL" qui différe de la chaîne de caractère vierge ("") ou encore du zéro.
1.2. L'opérateur DISTINCT (ou ALL)
Lorsque le moteur construit la réponse, il rapatrie toutes les lignes correspondantes, généralement dans lordre ou il les trouve, même si ces dernières sont en double, c'est à dire qu'il récupère toutes les lignes (ALL par défaut). Cest pourquoi il est souvent nécessaire dutiliser le mot clef DISTINCT qui permet déliminer les doublons dans la réponse.
Exemples 3 et 4
SELECT CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
WHERE TIT_CODE = 'M.'
|
CLI_PRENOM
----------
Alain
Marc
Alain
Paul
Jean
Alain
Marcel
Arsène
André
Daniel
...
|
SELECT distinct CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
WHERE TIT_CODE = 'M.'
|
CLI_PRENOM
----------
Alain
Alexandre
André
Arnaud
Arsène
Bernard
Christian
Christophe
Daniel
Denis
...
|
1.3. L'opérateur AS
Vous pouvez rajouter autant de colonnes que vous le désirez en utilisant le mot clef AS. En principe lopérateur AS sert à donner un nom à de nouvelles colonnes créées par la requête.
Exemple 5
SELECT CLI_NOM as NOM, 'homme' as SEXE
FROM T_CLIENT
WHERE TIT_CODE = 'M.'
|
NOM SEXE
------- -----
DUPONT homme
MARTIN homme
BOUVIER homme
DUBOIS homme
DREYFUS homme
FAURE homme
PAUL homme
DUVAL homme
PHILIPPE homme
CHABAUD homme
...
|
1.4. Opérateur de concaténation
L'opérateur || (double barre verticale) permet de concaténer des champs de type caractères.
Exemple 6
SELECT TIT_CODE || ' ' || CLI_PRENOM || ' ' || CLI_NOM as NOM
FROM T_CLIENT
|
NOM
-----------------------
M. Alain DUPONT
M. Marc MARTIN
M. Alain BOUVIER
M. Paul DUBOIS
M. Jean DREYFUS
M. Alain FAURE
M. Paul LACOMBE
Melle. Evelyne DUHAMEL
Mme. Martine BOYER
M. Martin MARTIN
...
|
Néanmoins on trouve dans certains SGBDR le + comme opérateur de concaténation, comme la fonction CONCAT.
1.5. Opérateurs mathématiques de base
On, peut utiliser les opérateurs mathématiques de base pour combiner différentes colonnes (,+,-, *, /,).
Exemple 7
SELECT CHB_ID, TRF_CHB_PRIX * 1.206 AS TARIF_TTC
FROM TJ_TRF_CHB
WHERE TRF_DATE_DEBUT = '2001-01-01'
|
CHB_ID TARIF_TTC
------ ---------
1 424,51
2 482,40
3 617,47
4 424,51
5 463,10
6 482,40
7 424,51
8 540,29
9 482,40
10 617,47
...
|
1.6. Particularité du "FROM"
Il est possible de surnommer une table dans la clause FROM, dans ce cas, la syntaxe de la partie FROM de la commande SELECT est la suivante :
FROM nom_de_table ou nom_de_la_vue surnom
Nous verrons dans quel cas ce renom est nécessaire ou obligatoire. NOTA : certains auteurs préfèrent utiliser le mot d'alias que nous rejetons car il indique souvent un autre concept, ou de synonyme, que nous acceptons de manière timorée...
1.7. Utilisation du caractère double quote (guillemet)
Lorsquun nom dun élément dune base de données (table, colonne par exemple) est identique à un mot clef du SQL, il convient de lentourer de guillemets (double quote). En principe, les mots réservés du SQL sont déconseillés pour nommer des objets du modèle physique de données...
Imaginons une table de nom JOIN, composée des champs suivants :
NOM SELECT DATE NOT
------- ------ ------- ---
DURAND Oui 1999-11-12 F
DUVAL Non 1998-01-17 M
Exemple 8 : nous désirons sélectionner les colonnes SELECT et DATE lorsque la colonne NOT vaut F...
SELECT SELECT, DATE
FROM JOIN
WHERE NOT = 'F'
|
ERREUR !
|
SELECT "SELECT", "DATE"
FROM "JOIN"
WHERE "NOT" = 'F'
|
Correct : on entoure les mots clefs du SQL par des doubles côtes
|
Cela est aussi nécessaire lorsque le nom (d'une colonne ou d'une table) est composé de caractères particuliers tels que les blancs ou autres, ce qui est à éviter.
REMARQUE : les noms des identifiants d'objet de base de données doivent être écrit dans le jeux de caractères restreint suivant : [A..Z] + [a..z] + [0..9] + [ _ ]. Ils ne doivent pas commencer par un chiffre et sont insensibles à la casse (indifférence entre majuscule et minuscule).
2. La clause ORDER BY
Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 66 à 70 de l'ouvrage " SQL" , collection "La Référence", Campus Press éditeur.
ORDER BY colonne1 | 1 [ASC ou DESC ] [, colonne2 | 2 [ASC ou DESC ] ...
Cette clause permet de définir le tri des colonnes de la réponse, soit en précisant le nom littéral de la colonne, soit en précisant son n° d'ordre dans l'énumération qui suit le mot clef SELECT. ASC spécifie lordre ascendant et DESC lordre descendant du tri. ASC ou DESC peut être omis, dans ce cas c'est l'ordre ascendant qui est utilisé par défaut.
Bien que la clause ORDER BY ne soit pas nécessaire, il est souvent utile de trier la réponse en fonction des colonnes. En revanche le temps de réponse s'en ressent souvent. Pour spécifier l'ordre de tri, on doit placer les noms des colonnes séparées par des virgules juste après le mot clef "ORDER BY", dans l'ordre voulu.. On peut aussi utiliser le rang de chaque colonne dans l'ordre spécifié dans la clause SELECT.
Attention : le tri est un tri interne, il ne faut donc placer dans cette clause que les noms des colonnes présentées dans la clause SELECT.
Souvent, le fait de placer DISTINCT suffit, en général, à établir un tri puisque le moteur doit se livrer à une comparaison des lignes mais ce mécanisme n'est pas garanti car ce tri seffectue dans un ordre non contrôlable qui peut varier dun serveur à lautre.
Exemple 9
SELECT CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
ORDER BY CLI_NOM, CLI_PRENOM
ou
SELECT CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
ORDER BY 1, 2
|
CLI_NOM CLI_PRENOM
-------- ----------
AIACH Alexandre
ALBERT Christian
AUZENAT Michel
BACQUE Michel
BAILLY Jean-François
BAVEREL Frédéric
BEAUNEE Pierre
BENATTAR Bernard
BENATTAR Pierre
BENZAQUI Joël
...
|
REMARQUE : les marqueurs NULL sont situés en premier dans l'ordre ainsi établi.
NOTA : Un problème, qui nest pas résolu, est de pouvoir choisir lordre des colonnes de la réponse. Sur certains serveurs cela peut être obtenu en plaçant les noms des colonnes à obtenir dans lordre où lon veut les voir apparaître dans la clause SELECT, mais cette possibilité n'est jamais garantie...
ATTENTION : la clause ORDER BY est la dernière clause de tout ordre SQL et ne doit figurer qu'une seule fois dans le SELECT, même s'i l existe des requêtes imbriquées ou un jeu de requêtes ensemblistes.
3. La clause WHERE
Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 62 à 165 de l'ouvrage " SQL" , collection "La Référence", Campus Press éditeur.
WHERE prédicats
Le prédicat doit contenir nimporte quelle expression logique renvoyant une valeur vrai. Ainsi, une requête aussi stupide que la suivante, est supposée fonctionner :
Exemple 10
SELECT CLI_NOM
FROM T_CLIENT
WHERE 1=1
|
CLI_NOM
-------
DUPONT
MARTIN
BOUVIER
DUBOIS
DREYFUS
FAURE
LACOMBE
DUHAMEL
BOYER
MARTIN
...
|
Attention : la plupart des SGBDR ne comportent pas de colonne de type booléen. Une requête comme la première risque d'échouer.
Exemple 11
SELECT *
FROM TJ_CHB_PLN_CLI
WHERE CHB_PLN_CLI_OCCUPE
|
ERREUR !
bien que CHB_PLN_CLI_OCCUPE puisse être du booléen, la plupart
des compilateurs SQL n'accepte pas ce test direct.
|
SELECT *
FROM TJ_CHB_PLN_CLI
WHERE CHB_PLN_CLI_OCCUPE = True
|
CORRECT ...
Mais sur certains compilateur SQL il faut faire :
CHB_PLN_CLI_OCCUPE = 'True' (littéral).
Si le type booléen n'existe pas, alors il faut faire
CHB_PLN_CLI_OCCUPE = 1 si l'on a choisi de définir
les booléens comme INTEGER(1) avec 0 et 1
|
Pour palier au manque de booléen, on utilise soit un littéral (True/False, Vrai/Faux, Oui/Non), soit un numérique avec les valeurs 0 (Faux) et 1 (Vrai). L'avantage des valeurs numériques est que le calcul logique est comparable aux divisions et additions...
opérateur ET
|
FAUX |
VRAI |
| FAUX |
FAUX |
FAUX |
| VRAI |
FAUX |
VRAI |
similitude entre le ET et la multiplication
multiplication
|
0 |
1 |
| 0 |
0 |
0 |
| 1 |
0 |
1, <> 0 |
opérateur OU
|
FAUX |
VRAI |
| FAUX |
FAUX |
VRAI |
| VRAI |
VRAI |
VRAI |
similitude entre le OU et l'addition
addition
|
0 |
1 |
| 0 |
0 |
1, <> 0 |
| 1 |
1, <> 0 |
2, <> 0 |
3.1. Opérateurs de comparaison
Dans la clause WHERE, vous disposez de différents opérateurs de comparaisons logiques :
WHERE valeur1 [NOT et] = ou < ou <= ou > ou >= ou <>valeur2 [OR ou AND ...]
Exemple 12
SELECT CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
WHERE CLI_NOM >= 'A' AND CLI_NOM <'E'
ou
SELECT CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
WHERE (CLI_NOM >= 'A')
AND
(CLI_NOM <'E')
plus lisible !
|
CLI_NOM CLI_PRENOM
------- ----------
DUPONT Alain
BOUVIER Alain
DUBOIS Paul
DREYFUS Jean
DUHAMEL Evelyne
BOYER Martine
DUVAL Arsène
DAUMIER Amélie
CHABAUD Daniel
BAILLY Jean-François
...
|
Ici on obtient tous les noms et prénoms des clients dont le nom commence par les lettres A, B, C ou D.
Attention : dans certains moteurs de requête SQL lopérateur « différent de » (<>) sécrit !=
3.2. Opérateur IN
L'opérateur IN permet de rechercher si une valeur se trouve dans un ensemble donné, quel que soit le type des valeurs de référence spécifiées (alpha, numérique, date
). Bien entendu, il est possible dinverser le fonctionnement de lopérateur IN en lui adjoignant lopérateur NOT.
Exemple 13
SELECT TIT_CODE, CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
WHERE TIT_CODE IN ('Mme.', 'Melle.')
|
TIT_CODE CLI_NOM CLI_PRENOM
-------- ---------- ----------
Mme. BOYER Martine
Mme. GALLACIER Noëlle
Mme. HESS Lucette
Mme. LETERRIER Monique
Mme. MARTINET Carmen
Mme. DAVID Jacqueline
Mme. MOURGUES Jacqueline
Mme. ZAMPIERO Annick
Mme. ROURE Marie-Louise
Mme. DE CONINCK Patricia
...
|
On recherche les clients de sexe féminin, basés sur le code titre.
Le contenu de la parenthèse peut être remplacé par le resultat d'une requête possédant une colonne unique. Dans ce cas on parle de requêtes imbriquées, ce que nous verrons plus loin.
3.3. Opérateur BETWEEN
L'opérateur BETWEEN permet de rechercher si une valeur se trouve dans un intervalle donné, quel que soit le type des valeurs de référence spécifiées (alpha, numérique, date...).
Ainsi, la requête vue dans l'exemple 12 peut s'écrire :
Exemple 14
SELECT CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
WHERE CLI_NOM BETWEEN 'A' AND 'E'
|
CLI_NOM CLI_PRENOM
------- ----------
DUPONT Alain
BOUVIER Alain
DUBOIS Paul
DREYFUS Jean
DUHAMEL Evelyne
BOYER Martine
DUVAL Arsène
DAUMIER Amélie
CHABAUD Daniel
BAILLY Jean-François
...
|
NOTA : les opérateurs IN et BETWEEN sont très pratiques dans le cas où lon désire effectuer des requêtes où lutilisateur peut saisir une liste de choix multiples (IN) ou une plage de valeur (BETWEEN).
3.4. Opérateur LIKE
L'opérateur LIKE permet deffectuer une comparaison partielle. Il est surtout employé avec les colonnes contenant des données de type alpha. Il utilise les jokers % et _ (pour cent et blanc souligné). Le joker % remplace n'importe quelle chaîne de caractères, y compris la chaîne vide. Le blanc souligné remplace un et un seul caractère.
Exemple 15
SELECT CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
WHERE CLI_NOM LIKE 'B%'
|
CLI_NOM CLI_PRENOM
------- ----------
BOUVIER Alain
BOYER Martine
BAILLY Jean-François
BOUCHET Michel
BEAUNEE Pierre
BERGER Jean-Pierre
BOURA André
BENZAQUI Joël
BAVEREL Frédéric
BERTRAND Christophe
...
|
On recherche les clients dont le nom commence par B.
Mais si vos données sont susceptibles de contenir un des deux caractères joker, alors il faut recourir à une séquence déchappement, à laide du mot clef ESCAPE...
Cherchons les clients dont l'enseigne contient au moins un caractère blanc souligné :
Exemple 16
SELECT *
FROM T_CLIENT
WHERE CLI_ENSEIGNE
LIKE '%_%'
|
CLI_ID TIT_CODE CLI_NOM CLI_PRENOM CLI_ENSEIGNE
------ -------- ---------- ------------- ------------------------------
2 M. MARTIN Marc Transports MARTIN & fils
6 M. FAURE Alain Boulangerie du marché
10 M. MARTIN Martin HERMAREX IMPORT_EXPORT
11 M. PAUL Marcel Cie Internationale des Mach...
17 M. BAILLY Jean-François Entreprise DUPONT CHAUFFAGE
24 M. CHTCHEPINE Dominique HOTEL *** DE LA GARE
26 M. GARREAU Paul IBM Corp.
34 Mme. GALLACIER Noëlle Transports GALLACIER
42 Mme. LETERRIER Monique SA AROMAX ENTREVONT
49 M. COULOMB Renaud Cabinet COULOMN et CALEMANT
|
SELECT *
FROM T_CLIENT
WHERE CLI_ENSEIGNE
LIKE '%#_%' ESCAPE '#'
|
CLI_ID TIT_CODE CLI_NOM CLI_PRENOM CLI_ENSEIGNE
------ -------- ---------- ------------- ------------------------------
10 M. MARTIN Martin HERMAREX IMPORT_EXPORT
|
Pour traiter ce cas, on défini « # » comme caractère déchappement. Le caractère qui suit ce caractère déchappement est donc interprété comme un caractère et non comme un joker.
NOTA : lopérateur LIKE effectue une recherche en tenant compte de la différence entre lettres majuscules et minuscules. Si vous voulez effectuer une recherche en ne tenant aucunement compte de la différence entre majuscules et minuscules, il convient dutiliser les opérateurs LOWER et UPPER (voir ci dessous). Mais la plupart du temps, l'utilisation du like dans un SGBDR donné ignore la casse.
3.5. Résumé des opérateurs pour les prédicats de la clause WHERE
Voici une tableau résumant les principaux opérateurs utilisés pour la construction des prédicats :
| opérateurs de comparaisons |
= <> < <= > >= |
| connecteurs logiques |
{OR | AND} |
| opérateur de négation |
NOT |
| parenthèses |
( ... ) |
| opérateurs mathématiques |
+ - * / |
| comparaison logique |
IS [NOT] {TRUE | FALSE | UNKNOWN} |
| comparaison avec valeur |
IS [NOT] NULL |
| intervalle |
valeur BETWEEN borne_basse AND borne_haute |
| comparaison partielle de chaîne de caractères |
valeur LIKE motif [ESCAPE echappement] |
| comparaison à une liste de valeur |
valeur [NOT] IN (liste) |
4. Fonctions diverses
Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 71 à 107 de l'ouvrage " SQL" , collection "La Référence", Campus Press éditeur.
4.1. Trantypage à l'aide de la fonction CAST
Il permet de changer le type de données d'une colonne afin deffectuer une comparaison de données de type hétérogène par exemple entre un champ contenant des données numériques et un champ contenant des données de type chaîne de caractères... Sa syntaxe est CAST(colonne AS nouveau type).
Exemple 17
SELECT CHB_ID, CHB_NUMERO, CHB_POSTE_TEL
FROM T_CHAMBRE
WHERE CAST(CHB_POSTE_TEL AS INTEGER) / 10 > CHB_NUMERO
|
CHB_ID CHB_NUMERO CHB_POSTE_TEL
------ ---------- -------------
1 1 101
2 2 102
3 3 103
4 4 104
5 5 105
6 6 106
7 7 107
8 8 108
9 9 109
10 10 110
|
Lopérateur CAST permet de transtyper les valeurs contenues dans une colonne. Bien entendu il faut qu'un type de donnée puisse être converti dans un autre type (compatibilité de types) afin que la réponse ne soit pas entaché d'erreurs ou d'omissions.
Exemple 18
SELECT ADR_VILLE, CAST(ADR_CP AS INTEGER) + 1
FROM T_ADRESSE
|
ADR_VILLE ADR_CP ADR_CP + 1
------------ ------ ----------
VERSAILLES 78000 78001
MONTMAIZIN 11254 11255
PARIS 75015 75016
VERGNOLLES CEDEX 452 84524 84525
MARSEILLE 13002 13003
PARIS 75012 75013
BONNEUIL CEDEX 94152 94153
PARIS 75012 75013
PARIS 75014 75015
PARIS 75017 75018
...
|
4.2. Mise en majuscule / Minuscule
Les opérateurs LOWER et UPPER permettent de mettre en majuscule ou en minuscule des chaînes de caractères dans les requêtes.
Exemple 19
SELECT upper(CLI_PRENOM), lower(CLI_NOM)
FROM T_CLIENT
|
CLI_NOM CLI_PRENOM
------- ----------
ALAIN dupont
MARC martin
ALAIN bouvier
PAUL dubois
JEAN dreyfus
ALAIN faure
PAUL lacombe
EVELYNE duhamel
MARTINE boyer
MARTIN martin
...
|
NOTA : pour effectuer une recherche en ne tenant aucunement compte de la différence entre majuscules et minuscules, il faut utiliser lopérateur UPPER (ou lower mais attention à la transformation des accents !) :
Exemple 20
SELECT *
FROM T_CLIENT
where upper(CLI_PRENOM) = upper(CLI_NOM)
|
CLI_ID TIT_CODE CLI_NOM CLI_PRENOM CLI_ENSEIGNE
------ -------- ------- ---------- ----------------------
10 M. MARTIN Martin HERMAREX IMPORT_EXPORT
|
NOTA : certains SGBDR permettent de paramétrer l'activation de la recherche systématique des chaînes de caractères sans tenir compte de la casse. Sur d'autres, le paramétrage permet de confondre les lettres accentuées ou non...
4.3. Supprimer les blancs (ou tout autre caractères)
La fonction TRIM permet de supprimer en tête ou en queue (ou les deux) le blanc ou tout autre caractère spécifié.
TRIM ([LEADING ou TRAILING ou BOTH] [caractère] FROM nom de colonne)
LEADING : suppression en tête TRAILING : suppression en queue BOTH : suppression en tête et en queue
Dans notre table téléphone, nous voulons supprimer le zéro de tête des n° afin de pouvoir les communiquer aux étrangers qui nont pas besoin de composer ce chiffre (ils doivent simplement composer le 00 33 suivi du numéro à 9 chiffres).
Exemple 21
SELECT TEL_NUMERO,
'00~33 ' || TRIM(LEADING '0' FROM TEL_NUMERO)
AS TEL_INTERNATIONAL
FROM T_TELEPHONE
|
TEL_NUMERO TEL_INTERNATIONAL
-------------- -----------------
01-45-42-56-63 00~33 1-45-42-56-63
01-44-28-52-52 00~33 1-44-28-52-52
01-44-28-52-50 00~33 1-44-28-52-50
06-11-86-78-89 00~33 6-11-86-78-89
02-41-58-89-52 00~33 2-41-58-89-52
01-51-58-52-50 00~33 1-51-58-52-50
01-54-11-43-21 00~33 1-54-11-43-21
06-55-41-42-95 00~33 6-55-41-42-95
01-48-98-92-21 00~33 1-48-98-92-21
01-44-22-56-21 00~33 1-44-22-56-21
...
|
NOTA : certains serveurs SQL proposent différentes fonctions comme LTRIM et RTRIM pour une suppression des blancs en tête ou en queue.
4.4. Extraire une sous chaîne
La fonction SUBSTRING permet dextraire une sous chaîne dune chaîne de caractère. Elle a besoin de lordre du premier caractère et du nombre de caractères sur lequel elle doit opérer.
SUBSTRING ( nom de colonne FROM n TO m)
Extrait la sous chaîne de nom de colonne en commençant à n sur m caractères.
Exemple 22
SELECT CLI_NOM, CLI_PRENOM,
SUBSTRING(CLI_PRENOM FROM 1 FOR 1) ||
SUBSTRING(CLI_NOM FROM 1 FOR 1)
AS INITIALES
FROM T_CLIENT
|
CLI_NOM CLI_PRENOM INITIALES
------- ---------- ---------
DUPONT Alain AD
MARTIN Marc MM
BOUVIER Alain AB
DUBOIS Paul PD
DREYFUS Jean JD
FAURE Alain AF
LACOMBE Paul PL
DUHAMEL Evelyne ED
BOYER Martine MB
MARTIN Martin MM
...
|
Cet exemple construit les initiales des clients à partir des colonnes CLI_NOM et CLI_PRENOM_CLI.
Attention, certains SGBDR utilisent la fonction SUBSTR.
4.5. Opérateur de traitement des dates
4.5.1. Extraire un paramètre temporel d'une date
Lopérateur EXTRACT permet dextraire depuis une date, le jour le mois ou lannée
EXTRACT ( YEAR ou MONTH ou DAY FROM nom de colonne )
Dans la table des réservation on recherche l'identifiant des chambres ayant été réservées au cours du mois de mai de n'importe quelle année et pour 3 personnes.
Exemple 23
SELECT distinct CHB_ID
FROM TJ_CHB_PLN_CLI
WHERE EXTRACT(MONTH FROM PLN_JOUR) = 5
AND CHB_PLN_CLI_RESERVE = 1
AND CHB_PLN_CLI_NB_PERS = 3
|
CHB_ID
------
1
5
6
8
11
12
16
17
18
20
|
NOTA : il est dommage de constater que la fonction EXTRACT du standard SQL, souvent fort utile, est rarement présente dans les moteurs de bases de données. Ni Access, ni Oracle, ni Sybase, ni SQL Server en sont dotés. Seul le middleware BDE de Borland Inprise Corel permet d'exploiter pleinement cette fonction avec les SGBDR Paradox, dBase, FoxPro, InterBase, MSSQL, Sybase, Informix, DB2, Oracle. Cependant il est courant de trouver des fonctions s'en approchant : Exemple DATEPART dans SQL Server.
4.5.2. Heure et date courante
Lheure courante, la date courante et le combiné date/heure courant peuvent être obtenu à laide des fonctions CURRENT_DATE, CURRENT_TIME et CURRENT_TIMESTAMP.
Exemple 24
SELECT distinct CHB_ID
FROM TJ_CHB_PLN_CLI
WHERE (CHB_PLN_CLI_RESERVE = 1)
AND PLN_JOUR BETWEEN CURRENT_DATE and CURRENT_DATE + 14
AND CHB_PLN_CLI_NB_PERS = 3
attention, le résultat de cette requête varie en fonction de
la date à laquelle vous l'exécutez !
|
CHB_ID
------
1
5
6
8
11
12
16
17
18
20
|
Cette requête renvoie les chambres réservées pour 3 personnes entre la date du jour et pour les deux semaines à venir.
Attention : la plupart des SGBDR n'acceptent pas encore cette version normalisée des fonctions de recherche de temps courant. Voici les fonctions spécifiques aux différents serveurs SQL :
| Oracle |
SYSDATE() |
| Sybase |
GETDATE() |
| SQL Server |
GETDATE() |
| Access |
NOW() |
| MySQL |
NOW() |
| Paradox (QBE) |
TODAY |
4.6. Opérateurs statistiques
Il est possible de réaliser des comptages statistiques sur les colonnes, à l'aide des opérateurs AVG (moyenne), MAX (maximum), MIN (minimum), SUM (total), COUNT (nombre). On les appelent aussi fonctions d'aggrégations.
Exemple 25
SELECT AVG(TRF_CHB_PRIX) as MOYENNE,
MAX(TRF_CHB_PRIX) as MAXI,
MIN(TRF_CHB_PRIX) as MINI,
SUM(TRF_CHB_PRIX) as TOTAL,
COUNT(TRF_CHB_PRIX) as NOMBRE
FROM TJ_TRF_CHB
WHERE TRF_DATE_DEBUT = '2001-01-01'
|
MOYENNE MAXI MINI TOTAL NOMBRE
-------- -------- -------- ---------- ------
406,74 F 512,00 F 352,00 F 7 728,00 F 19
|
Cette requête calcule la moyenne, le montant maximum, minimum, la totalisation et le nombre des tarifs de chambre pour la date de debut du premier janvier 2001.
On peut s'étonner que les opérateurs statistiques VARIANCE ou STDDEV (écart type) soient rarement présents dans les SGBDR car il s'agit de fonctions statistiques qui possèdent une grande utilité. Mais la norme SQL 92 ne les a pas retenu. Cependant, ils existent notamment dans Oracle. Cela est d'autant plus étonnant que les techniques modernes du DataWareHouse et en particulier le DataMining, utilisent ces fonctions dans le cadres de calculs statistiques d'hypercubes (techniques OLAP et ROLAP).
ATTENTION : nous verrons que l'utilisation des fonctions statistiques nécessite la plupart du temps la mise en place d'une clause de groupage, afin de déterminé quel est le sous ensemble cible d'agrégation pour les calculs.
4.7. Autres fonctions normalisées
| BIT_LENGTH |
Taille d'une colonne de type BIT ou BIT VARYING (nombre de bits) |
| CHAR_LENGTH |
Taille d'une colonne de type caractère (nombre de caractères) |
| OCTET_LENGTH |
Taille d'une colonne de type caractère (nombre d'octets) |
| CURRENT_DATE |
Date en cours |
| CURRENT_TIME |
Heure en cours |
| CURRENT_TIMESTAMP |
Date et heure en cours |
| CONVERT |
Conversion paramétrèe d'une chaîne de caractères |
| POSITION |
Position d'une chaîne de caractères dans une sous chaîne |
| TRANSLATE |
Traduction d'une chaîne de caractères dans un format spécifié |
4.8. Autres opérateurs mathématiques (non normalisés)
Les opérateurs ci dessous peuvent être implémentés dans différents moteurs.
| ABS |
valeur absolue |
| MOD |
modulo |
| SIGN |
signe |
| SQRT |
racine carrée |
| CEIL |
plus petit entier |
| FLOOR |
plus grand entier |
| ROUND |
arrondi |
| TRUNC |
tronqué |
| EXP |
exponentielle |
| LN |
logarithme népérien |
| LOG |
logarithme décimal |
| POWER |
puissance |
| COS |
cosinus |
| COSH |
cosinus hyperbolique |
| SIN |
sinus |
| SINH |
sinus hyperbolique |
| TAN |
tangente |
| TANH |
tangente hyperbolique |
| PI |
constante Pi |
Certains sont rarement implémentés du fait que les SGBDR sont axés sur linformatique de gestion, la collecte et le traitement dinformations et non le calcul mathématique.
Attention : le nom de certains de ces opérateurs peut différer dun SGBDR à lautre.
4.9. Autres opérateurs de traitement des chaînes de caractères (non normalisés)
| CONCAT |
concaténation : équivalent du || - Nota : utiliser de préférence || plus standard. Le + entre colonne alphanumérique peut aussi souvent être utilisé comme opérateur de concaténation, préférez de toutes façons || |
| INITCAP |
initiales en lettres capitales |
| LPAD |
complément ou troncature à n position à gauche |
| LTRIM / RTRIM |
suppression en tête/queue dune chaîne |
| REPLACE |
remplacement |
| RPAD |
complément ou troncature à n position à droite |
|
code de consonnance Attention : phonétique souvent anglaise |
| INSTR |
Position dune chaîne dans une sous chaîne |
| LENGTH |
longueur de la chaîne |
| TO_CHAR |
numérique sous forme littérale Attention : souvent en anglais |
| ASCII |
code ASCII d'un caractère |
| CHR |
caractère dont le code ASCII est donné |
| REVERSE |
Inverse l'ordre des caractères d'une châine |
| FLIP |
Pivote les parties droite et gauche d'une chaîne par rapport au n° du caractère servant de pivot. |
Attention : le nom de certains de ces opérateurs peut différer dun SGBDR à lautre.
4.10. Autres opérateurs sur les valeurs temporelles (non normalisés)
| ADD_MONTH, ADD_DAY, ADD_YEAR ... |
ajoute des mois, des jours des années à une date |
| LAST_DAY |
renvoie le n° du dernier jour dun mois dune date |
| MONTH_BETWEEN |
nombre de mois entre deux dates |
| NEXT_DAY |
date du prochain jour dun nom donné |
| TO_CHAR |
date sous forme littérale Attention : souvent en anglais |
| DATE_DIFF |
différence entre deux dates |
4.11. Opérateurs d'ensemble (non normalisés)
| GREATEST |
la plus grande des valeurs dun ensemble |
| LEAST |
la plus petite des valeurs dun ensemble |
| DECODE |
renvoi la valeur situé en n-ième position |
5. Traitement des "valeurs" nulles
Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 115 à 120 de l'ouvrage " SQL" , collection "La Référence", Campus Press éditeur.
NOTA : le NULL n'est pas à proprement parler une valeur, mais bien l'absence de valeur, c'est pourquoi nous parlerons de marqueur NULL et non de valeur NULL. Le marqueur NULL pose une quantité de problèmes et nous allons dans ce paragraphe soulever un coin du voile, que nous traiterons un peu plus tard dans le cas général de la recherche des occurrences dinexistence.
5.1. Le null n'est ni la chaîne vide, ni le zéro
NULL n'est pas une valeur. C'est un marqueur. Par conséquent le marqueur NULL ne peut jamais être comparé a une valeur.
Recherchons les clients qui n'ont pas d'enseigne.
Exemple 26
SELECT CLI_ID, CLI_NOM
FROM T_CLIENT
WHERE CLI_ENSEIGNE = ''
|
CLI_ID CLI_NOM
------- --------
...
|
La réponse doit produire une table vide ! Pour controurner ce problème il faut : soit penser à enregistrer une chaîne de caractère vide lors de l'insertion des données dans la table soit la clause WHERE avec un opérateur spécialisé dans le traitement des valeurs nulles
Le problème des « null » a été bien décrit dans le livre de Joe Celko intitulé « SQL avancé » publié par Thomson International Publishing. Joe Celko pose la question en ces termes : labsence dinformation est-elle due à son ignorance ou à son impertinence ? Pourquoi donc ne pas faire de différence entre la couleur du toit dune voiture qui nest pas connue, et la couleur du toit dune moto qui nest pas applicable
Certains logiciens de lalgèbre relationnel sont même allés plus loin en proposant différentes valeurs pour gérer les différents cas, en distinguant des cas très différents : le « null », le « inconnu » et le « inapplicable »...
Il y a donc un véritable dilemme à utiliser des requêtes en se basant sur des critères dabsence de valeur et il faut toujours faire très attention aux clauses qui utilisent des références aux valeurs nulles, suivant ce que lon veut obtenir. Dautant plus que les NULL se propagent dans les calculs.
Voici un extrait de la table T_LIGNE_FACTURE
LIF_ID FAC_ID LIF_QTE LIF_REMISE_POURCENT LIF_REMISE_MONTANT LIF_MONTANT LIF_TAUX_TVA
-------- -------- --------- ------------------- ------------------ ----------- ------------
1 1 1,00 15,00 NULL 320,00 F 18,60
2 3 1,00 NULL 50,00 F 250,00 F 18,60
3 3 1,00 NULL 50,00 F 320,00 F 18,60
4 3 1,00 NULL 50,00 F 240,00 F 18,60
5 5 1,00 NULL NULL 320,00 F 18,60
6 5 1,00 NULL NULL 220,00 F 18,60
7 7 1,00 NULL NULL 220,00 F 18,60
8 7 1,00 NULL NULL 250,00 F 18,60
9 7 1,00 NULL NULL 320,00 F 18,60
10 7 1,00 NULL NULL 270,00 F 18,60
...
Nous voulons calculer le montant total de chacune des lignes de cette table, pour une facture donnée.
La requête pour FAC_ID = 3 est la suivante :
Exemple 27
SELECT FAC_ID,
sum (LIF_QTE * (LIF_MONTANT - LIF_REMISE_MONTANT) * (1 - LIF_REMISE_POURCENT / 100)) AS TOTAL_FAC,
sum((LIF_QTE * (LIF_MONTANT - LIF_REMISE_MONTANT) * (1 - LIF_REMISE_POURCENT / 100))
* (LIF_TAUX_TVA / (100 + LIF_TAUX_TVA))) AS TOTAL_TAXES
FROM T_LIGNE_FACTURE
WHERE FAC_ID = 3
GROUP BY FAC_ID
|
FAC_ID TOTAL_FAC TOTAL_TAXES
------ --------- -----------
3 NULL NULL
|
On constate que pour les lignes qui n'ont pas de valeurs renseignées dans les colonnes LIF_REMISE_POURCENT, LIF_REMISE_MONTANT, le résultat du calcul donne la valeur « null » qui se traduit à l'affichage par... rien !
NOTA : en général, pour se sortir de ce mauvais pas, on peut, lors de la création de la base de données, obliger tous les champs de type numérique (réels ou entiers) a ne pas accepter la valeur nulle et prendre par défaut la valeur zéro...
Attention : larithmétique des nuls est assez particulière... Souvenez vous toujours que les NULL se propagent. Cela est vrai pour les numériques, les dates mais aussi pour les chaînes de caractères. Ainsi SQL opère une distinction entre une chaîne de caractère vide et un champ non renseigné. Dans le cas de la concaténation dune colonne NULL et dune colonne proprement renseigné, la valeur renvoyée sera NULL !!!
5.2. Opérateurs de traitement des marqueurs NULL
La norme SQL 2 (1992) spécifie une comparaison et différents opérateurs sur les marqueurs NULL : IS NULL / IS NOT NULL : teste si la colonne est vide ou non vide. COALESCE() qui recherche la première valeur non vide dans un ensemble NULLIF NULLifie une colonne en fonction d'une valeur donnée
COALESCE ( valeur1, valeur2 [, valeur3] ... )
NULLIF ( nom_de_colonne, valeur)
expression IS [NOT] NULL
NOTA : ISNULL (en un seul mot) est une autre fonction de branchement que l'on rencontre parfois (renvoi une valeur si la valeur est nulle). Dans la même veine, NVL ou VALUE sont des expressions équivalentes à COALESCE que l'on rencontre sur certains SGBDR.
La requête précédente s'exprime, à l'aide de l'opérateur ISNULL :
Exemple 28
SELECT FAC_ID,
sum (LIF_QTE * (LIF_MONTANT - ISNULL(LIF_REMISE_MONTANT, 0))
* (1 - ISNULL(LIF_REMISE_POURCENT, 0) / 100)) AS TOTAL_FAC,
sum((LIF_QTE * (LIF_MONTANT - ISNULL(LIF_REMISE_MONTANT, 0))
* (1 - ISNULL(LIF_REMISE_POURCENT, 0) / 100))
* (LIF_TAUX_TVA / (100 + LIF_TAUX_TVA))) AS TOTAL_TAXES
FROM T_LIGNE_FACTURE
WHERE FAC_ID = 3
GROUP BY FAC_ID
|
FAC_ID TOTAL_FAC TOTAL_TAXES
------ --------- -----------
3 810.0 127.03
|
NOTA : En règle générale, dès que l'on traite des colonnes contenant des valeurs monétaires ou numériques, il est bon de faire en sorte que la colonne soit obligatoire et que par défaut elle soit renseignée à zéro. Sinon, il faudra faire un usage systématique des fonctions NULLIF ou COALESCE dans tous les calculs et cela grèvera les performances d'exécution !
6. Négation de valeurs
C'est l'opérateur NOT qui réalise la négation de valeurs et inverse la valeur logique d'un prédicat. L'opérateur NOT peut être combiné avec la plupart des opérateurs de comparaison. Mais il devient très intéressant lorqu'il est combiné aux opérateurs IN, BETWEEN, LIKE et NULL
Recherchons par exemple toutes les chambres permettant de recevoir au moins 3 personnes, ne comportant pas le chiffre 4 (chiffre de la mort au japon) ni les chambres portant les n° 7 et 13 pour un client particulièrement superstitieux...
Exemple 29
SELECT CHB_ID, CHB_NUMERO, CHB_COUCHAGE
FROM T_CHAMBRE
WHERE NOT (CAST(CHB_NUMERO AS VARCHAR(10)) LIKE '%4%')
AND CHB_NUMERO NOT IN ('7', '13')
AND CHB_COUCHAGE >= 3
|
CHB_ID CHB_NUMERO CHB_COUCHAGE
----------- ---------- ------------
1 1 3
5 5 3
6 6 5
8 8 3
11 11 3
12 12 3
15 16 3
16 17 5
17 18 3
19 20 3
|
Nous verrons que le NOT IN est particulièrement précieux dans les requêtes imbriquées, c'est à dire les requêes multitables.
Nous voulons maintenant le nom des clients qui ne commence pas par 'DU' :
Exemple 30
SELECT CLI_NOM
FROM T_CLIENT
WHERE CLI_NOM NOT LIKE 'DU%'
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--------------------------------
MARTIN
BOUVIER
DREYFUS
FAURE
LACOMBE
BOYER
MARTIN
PAUL
PHILIPPE
PIERRELAYE
...
|
7. Les branchements dans le SQL
Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 120 à 123 de l'ouvrage " SQL" , collection "La Référence", Campus Press éditeur.
SQL possède un branchement à la manière des IF et autres structures de test des langages procéduraux. Mais il convient de ne l'utiliser qu'a bon escient, c'est à dire aussi peu souvent que possible, beaucoup de cas ouvant être traités soit par le COALESCE soit par des requêtes avec des opérations ensemblistes de type UNION. En effet les performances se dégradent très vite lors de l'usage du CASE à cause de l'impossibilité d'effcetuer des traitements par "paquets".
La structure CASE du SQL comprend deux syntaxes différentes. Le CASE pour branchement sur les valeurs d'une expression et le CASE généralisé.
7.1. CASE sur expression
Dans ce cas, la syntaxe est la suivante :
CASE expression
WHEN valeur1 THEN expression1
[WHEN valeur2 THEN expression2]
...
[ELSE expression_défaut]
END
Exemple 31
SELECT CHB_NUMERO, CASE CHB_ETAGE
WHEN 'RDC' THEN 0
WHEN '1er' THEN 1
WHEN '2e' THEN 2
END AS ETAGE, CHB_COUCHAGE
FROM T_CHAMBRE
ORDER BY ETAGE, CHB_COUCHAGE
|
CHB_NUMERO ETAGE CHB_COUCHAGE
---------- ----------- ------------
2 0 2
3 0 2
4 0 2
1 0 3
7 1 2
9 1 2
10 1 2
5 1 3
8 1 3
11 1 3
12 1 3
6 1 5
14 2 2
15 2 2
19 2 2
21 2 2
16 2 3
18 2 3
20 2 3
17 2 5
|
7.2. CASE généralisé
L'expression disparait au profit de différents prédicats.
CASE WHEN condition1 THEN expression1
[WHEN condition2 THEN expression2]
...
[ELSE expression_défaut]
END
Exemple 32
SELECT CHB_NUMERO, CASE WHEN CHB_ETAGE = 'RDC' THEN 0
WHEN CHB_ETAGE = '1er' THEN 1
WHEN CHB_ETAGE = '2e' THEN 2
END AS ETAGE, CHB_COUCHAGE
FROM T_CHAMBRE
ORDER BY ETAGE, CHB_COUCHAGE
|
CHB_NUMERO ETAGE CHB_COUCHAGE
---------- ----------- ------------
2 0 2
3 0 2
4 0 2
1 0 3
7 1 2
9 1 2
10 1 2
5 1 3
8 1 3
11 1 3
12 1 3
6 1 5
14 2 2
15 2 2
19 2 2
21 2 2
16 2 3
18 2 3
20 2 3
17 2 5
|
Qui donne le même résultat !
ATTENTION : tous les SGBDR ne supportent pas ces deux syntaxes.
NOTA : dans les deux cas il est possible de remplacer le IF d'un langage procédural :
CASE WHEN condition1 THEN expression1
[ELSE expression_défaut]
END
|
CASE expression
WHEN valeur1 THEN expression1
[ELSE expression_défaut]
END
|
8. Le constructeur de lignes valuées (ROW VALUE CONSTRUCTOR)
Nous voici devant un élément peu connu du SQL car rarement implanté. Rendons hommage à Oracle car il est l'un des rares SGBDR à l'implémenter. Cette construction peut vous tirer d'embarras pour bien des cas en simplifiant drastiquement vos requêtes.
L'idée consiste à dire que différentes colonnes devant correspondre à différents critères comparées à l'aide d'un même opérateur de comparaison peuvent être évaluées simultanément.
Il est plus facile de comprendre ce concept à l'aide d'un exemple.
Un utilisateur créé une table T_EVENEMENT dans laquelle il a quatre colonnes indiquant l'heure, la minute, la seconde de survenance de l'événement et la nature de l'événement :
CREATE table T_EVENEMENT
(EVT_HEURE int NOT NULL,
EVT_MINUTE smallint NULL,
EVT_SECONDE smallint NULL,
EVT_EVENEMENT varchar(64) NOT NULL,
CONSTRAINT CKC_EVT_HEURE CHECK (EVT_HEURE >= 0),
CONSTRAINT CKC_EVT_MINUTE CHECK (EVT_MINUTE BETWEEN 0 AND 59),
CONSTRAINT CKC_EVT_SECONDE CHECK (EVT_SECONDE BETWEEN 0 AND 59))
|
INSERT INTO T_EVENEMENT VALUES (3, 12, 25, 'Surtension')
INSERT INTO T_EVENEMENT VALUES (3, 2, 48, 'Surchauffe')
INSERT INTO T_EVENEMENT VALUES (3, 15, 0, 'Arrêt')
INSERT INTO T_EVENEMENT VALUES (4, 0, 0, 'Incendie')
INSERT INTO T_EVENEMENT VALUES (2, 58, 59, 'Démarrage')
INSERT INTO T_EVENEMENT VALUES (4, 22, 33, 'Explosion')
|
EVT_HEURE EVT_MINUTE EVT_SECONDE EVT_EVENEMENT
----------- ---------- ----------- --------------
2 58 59 Démarrage
3 2 48 Surchauffe
3 12 25 Surtension
3 15 0 Arrêt
4 0 0 Incendie
4 22 33 Explosion
|
La question est : quel sont les événements survenus après 3h 10 ?
Exemple 33 : intuitivement, nous sommes amenés à écrire la requête suivante :
SELECT *
FROM T_EVENEMENT
WHERE EVT_HEURE >3 AND EVT_MINUTE >10
|
EVT_HEURE EVT_MINUTE EVT_SECONDE EVT_EVENEMENT
----------- ---------- ----------- --------------
4 22 33 Explosion
|
Mais elle oublie sciement trois événements survenus avant 3h10 ! Comment est-ce possible ?
En fait l'événement qui s'est produit à 4h 0 n'est pas pris en compte du fait de la première ligne de la clause WHERE ! EVT_HEURE > 3 AND EVT_MINUTE > 10 tout simplement parce que 0 minute est bien inférieur à 10 minutes ... Or 4h 0 est bien supérieur à 3h 10... il faut donc supprimer la partie AND EVT_MINUTE > 10 de la clause WHERE La bonne construction est donc :
Exemple 34
SELECT *
FROM T_EVENEMENT
WHERE EVT_HEURE > 3
OR EVT_HEURE = 3 AND EVT_MINUTE > 10
|
EVT_HEURE EVT_MINUTE EVT_SECONDE EVT_EVENEMENT
----------- ---------- ----------- -------------
3 12 25 Surtension
3 15 0 Arrêt
4 0 0 Incendie
4 22 33 Explosion
|
D'où l'idée d'implémenter une construction capable d'évaluer globalement une telle opération. Cette construction est le ROW VALUE CONSTRUCTOR que j'ai traduit par constructeur de lignes valuées...
Avec un tel outil, la requête précédente s'exprime plus simplement :
Exemple 35
SELECT *
FROM T_EVENEMENT
WHERE (EVT_HEURE, EVT_MINUTE) > (3, 10)
|
EVT_HEURE EVT_MINUTE EVT_SECONDE EVT_EVENEMENT
----------- ---------- ----------- -------------
3 12 25 Surtension
3 15 0 Arrêt
4 0 0 Incendie
4 22 33 Explosion
|
La syntaxe d'une telle expression utilisant un ROW VALUE CONSTRUCTOR est :
( <constructeur de lignes valuées> ) <comparateur> ( <constructeur de lignes valuées> )
Le constructeur de lignes valuées pouvant être : une liste de colonnes, une liste de valeurs, une liste combinant colonnes et valeurs ou encore une sous requête :
- (colonne1, colonne2, colonne3)
- (colonne1, valeur1, valeur2, colonne2)
- (valeur1, valeur2)
- SELECT * FROM Matable à condition de ne retourner qu'une seule ligne
etc...
L'équivalent entre cette construction et celle n'utilisant pas le ROW VALUE CONSTRUCTOR, peut être développée comme suit. Supposons que le premier constructeur de lignes valuées comporte des colonnes de tables de 1 à n et que le second constructeur de ligne valuées comporte des valeurs de 1 à n, c'est à dire :
(colonne1, colonne2, ... colonneN) <comparateur> (valeur1, valeur2, ... valeurN)
alors cette comparaison est équivalente à :
colonne1 <comparateur> valeur1
OR colonne1 = valeur1 AND colonne2 <comparateur> valeur2
OR colonne1 = valeur1 AND colonne2 = valeur2 AND colonne3 <comparateur> valeur3
...
OR colonne1 = valeur1 AND colonne2 = valeur2 AND ... AND colonneN <comparateur> valeurN
Toujours basé sur notre jeu d'essais, voici un exemple plus complet :: cherchons tous les événements survenus après 3h12'30" :
Exemple 36
SELECT *
FROM T_EVENEMENT
WHERE (EVT_HEURE, EVT_MINUTE, EVT_SECONDE) > (3, 12, 30)
|
EVT_HEURE EVT_MINUTE EVT_SECONDE EVT_EVENEMENT
----------- ---------- ----------- -------------
3 15 0 Arrêt
4 0 0 Incendie
4 22 33 Explosion
|
Exemple 37 : et sa construction logiquement équivalente :
SELECT *
FROM T_EVENEMENT
WHERE EVT_HEURE > 3
OR EVT_HEURE = 3 AND EVT_MINUTE > 12
OR EVT_HEURE = 3 AND EVT_MINUTE = 12 AND EVT_SECONDE > 30
|
EVT_HEURE EVT_MINUTE EVT_SECONDE EVT_EVENEMENT
----------- ---------- ----------- -------------
3 15 0 Arrêt
4 0 0 Incendie
4 22 33 Explosion
|
En fait le ROW VALUE CONSTRUCTOR agit, dans les recherches, un peu comme si l'on visualisait les données de manière fractale Le plus grossier est traité, puis on s'interrese à quelques données plus fine une fois le grossier fixé, et ainsi de suite en fonction du niveau fractal que l'on s'est fixé.
NOTA : l'utilisation du ROW VALUE CONSTRUCTOR avec un critère de comparaison d'égalité donne parfois des résultats surprenants, qui peuvent défier la logique. Il faut se méfier d'un recours systématique à une telle construction.
Exemple 38 : quels sont les événement survenus à 3h 12 (en utilisant le ROW VALUE CONSTRUCTOR)
SELECT *
FROM T_EVENEMENT
WHERE (EVT_HEURE, EVT_MINUTE, EVT_SECONDE) = (3, 12)
|
EVT_HEURE EVT_MINUTE EVT_SECONDE EVT_EVENEMENT
----------- ---------- ----------- ---------------
3 12 25 Surtension
3 2 48 Surchauffe
3 15 0 Arrêt
|
Ce qui offre peut d'intérêt il faut bien le dire !
La construction logique équivalente étant :
Exemple 39
SELECT *
FROM T_EVENEMENT
WHERE EVT_HEURE = 3
OR EVT_HEURE = 3 AND EVT_MINUTE = 12
|
EVT_HEURE EVT_MINUTE EVT_SECONDE EVT_EVENEMENT
----------- ---------- ----------- ---------------
3 12 25 Surtension
3 2 48 Surchauffe
3 15 0 Arrêt
|
ENFIN, notez que le ROW VALUE CONSTRUCTOR possède un intérêt immense, celui de permettre l'insertion multiple (plusieurs lignes de données) au sein du même ordre INSERT !
Exemple 40 : insertion multiple avec le ROW VALUE CONSTRUCTOR
INSERT INTO T_EVENEMENT (EVT_HEURE, EVT_MINUTE, EVT_SECONDE, EVT_EVENEMENT
VALUES ((4, 37, 21, 'Catastrophe'),
(4, 44, 18, 'Cataclisme') ,
(5, 21, 1, 'Destruction finale planète terre'))
ATTENTION : seul ORACLE et quelques SGBDR plus expérimentaux que professionnels (OCELOT par exemple) utilisent une telle technique !
9. Résumé
Voici les différences entre les moteurs des bases de données :
| Fonctions \ SGBDR |
Paradox 9 |
Access 2000 |
Sybase Adaptive |
SQL Server 7 |
Oracle 8 |
| || (concaténation) |
Oui |
Non (&) |
Non (+) |
Non (+) |
Oui |
| CAST |
Oui |
Non |
Non (CONVERT) |
Oui |
Non (TO_CHAR / TO_NUM / TO_DATE) |
| LIKE / ESCAPE / % / _ |
Oui/Oui/Oui/Oui |
Oui/Non/Non/Non [1] |
Oui/Oui/Oui/Oui |
Oui/Oui/Oui/Oui |
Oui/Oui/Oui/Oui |
| TRIM |
Oui |
Non (LTRIM, RTRIM) |
Non (LTRIM, RTRIM) |
Non (LTRIM, RTRIM) |
Non (LTRIM, RTRIM) |
| SUBSTRING |
Oui |
Non (MID) |
Non (ODBC SUBSTRING) |
Non (ODBC SUBSTRING) |
Non (SUBSTR) |
| |