LE SQL de A à Z : 6e partie - les mise à jour en SQL - INSERT, DELETE et UPDATE

Après avoir vu en long, en large et en travers le SELECT, nous allons maintenant nous consacrer aux ordres SQL permettant de mettre à jour les données.
Ces ordres sont au nombre de trois : INSERT pour l'insertion de nouvelle(s) ligne(s) dans une table, DELETE pour la suppression et enfin UPDATE qui permet de modifier tout ou partie des valeurs des colonnes.

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I. Préambule

La structure de la base de données exemple, ainsi qu'une version des principales bases utilisées sont disponibles dans la page "La base de données exemple".

Il existe une différence fondamentale entre l'ordre de manipulation des données qu'est le SELECT et les différents ordres de mise à jour de données :

  • Parce qu'en dehors de problèmes de syntaxe ou de typage, le SELECT est une opération dont l'aboutissement est en théorie toujours garantie (sauf à indiquer des noms d'objets inexistants) alors que les opérations de mise à jour des données sont susceptibles d'être rejetées, notamment si elles violent des contraintes ;
  • Parce qu'autant il est possible d'effectuer des extractions de données via un ordre SELECT sur plusieurs tables, autant il est impossible d'insérer, de modifier ou de supprimer dans plusieurs tables simultanément ;
  • Parce qu'une requête de mise à jour (INSERT, UPDATE ou SELECT) est une transaction en elle-même et que tout doit être réalisé, sinon rien ne se passe (en particulier si une seule donnée viole une contrainte alors aucune insertion, mise à jour ou supression n'est effective dans le cas d'un ordre concernant la mise à jour de plusieurs lignes simultanément) ;
  • Parce qu'à moins de gérer une transaction et notamment à l'aide du mot clef ROLLBACK, il est impossible de revenir sur un ordre de mise à jour si l'on s'est trompé. Dans le cas d'un SELECT ceci n'a pas d'importance puisque les données ne sont pas modifiées.

II. Insérer à l'aide d'INSERT

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Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 235 à 239 de l'ouvrage "SQL", collection "La Référence", Campus Press éditeur.

La syntaxe de base de l'ordre SQL d'insertion de données dans une table est la suivante :

 
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INSERT [INTO] nom_de_la_table_cible [(liste_des_colonnes_visées)] 
{VALUES (liste_des_valeurs) | requête_select | DEFAULT VALUES }
NOTA
  • la liste des colonnes visées peut être omise à condition que l'ordre d'insertion concerne toutes les colonnes de la table.
  • la liste des valeurs peut être remplacée par un constructeur de lignes valuées pour une insertion de plusieurs lignes en un seul ordre, mais rares sont les SGBDR à l'accepter (Oracle est l'un des rares SGBDR à accepter cette syntaxe).

L'ordre des valeurs de la liste doit être le même que l'ordre des colonnes visées et cela, même si la liste des colonnes visées est ommise.

Du fait de sa syntaxe, l'ordre INSERT se décompose en trois ordres assez différents :

  • Insertion simple explicite ;
  • Insertion multiple explicite (à l'aide du constructeur de lignes valuées) ;
  • Insertion à base de sous-requête SELECT ;
  • Insertion des valeurs par défaut.

Nous allons maintenant détailler ces différentes déclinaisons de l'ordre INSERT.

II-A. Insertion simple explicite

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Cette syntaxe porte sur l'insertion d'une ligne unique au sein de la table. Il s'agit de préciser les valeurs à insérer explicitement.

Exemple 1 :

 
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INSERT INTO T_MODE_PAIEMENT (PMT_CODE, PMT_LIBELLE)
       VALUES               ('CB'    , 'Carte bancaire')

Cet exemple propose d'insérer dans la table T_MODE_PAIEMENT une ligne comportant les valeurs "CB" et "Carte bancaire" dans les colonnes respectives PMT_CODE et PMT_LIBELLE.

Compte tenu que cette table ne possède que deux colonnes, on aurait pu omettre de préciser les colonnes. Dans ce cas, la requête devient :

Exemple 2 :

 
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INSERT INTO T_MODE_PAIEMENT 
       VALUES               ('CB'    , 'Carte bancaire')

Qui, bien évidemment, donne le même résultat.

Lorsqu'une valeur n'est pas connue, il est possible de préciser le mot clef NULL (marqueur) qui laisse la colonne vide.

Exemple 3 :

 
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INSERT INTO T_MODE_PAIEMENT 
       VALUES               ('X'    , NULL)

Qui insère un mode de paiement de code "X" et dont le libellé n'est pas renseigné.

II-B. Insertion multiple explicite à l'aide du constructeur de lignes valuées

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Cette syntaxe porte sur l'insertion de multiples ligne au sein de la table cible. Il faut préciser les lignes de valeurs à insérer explicitement.

Exemple 4 :

 
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INSERT INTO T_TITRE (TIT_CODE, TIT_LIBELLE)
       VALUES  ('M.'    , 'Monsieur'),
                ('Mlle.' , 'Mademoiselle'),
                ('Mme.'  , 'Madame');

Cet exemple propose d'insérer dans la table T_TITRE trois lignes de valeurs dans les colonnes TIT_CODE et TIT_LIBELLE.

De même que dans notre précédent exemple, cette table ne possèdant que deux colonnes, on aurait pu omettre de préciser les colonnes. Dans ce cas, la requête devient :

Exemple 5 :

 
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INSERT T_TITRE
       VALUES  ('M.'    , 'Monsieur',
                'Mlle.' , 'Mademoiselle'
                'Mme.'  , 'Madame')

et donne le même résultat que l'exemple 4.

Le constructeur de lignes valuées consiste à donner une liste de lignes en argument.

Le constructeur de lignes valuées est rarement implémenté dans les SGBDR. Oracle est l'un de seuls à accepter une telle syntaxe.

II-C. Insertion partiellement explicite avec le mot clef DEFAULT

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Si la définition de la table possède une ou plusieurs valeurs par défaut, alors il est possible de les y insérer en utilisant le mot-clé DEFAUT en lieu et place de la valeur.
Supposons que nous créons une table permettant de "pister" les connexions à la base de données, de la manière suivante :

 
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CREATE TABLE T_SUIVI_CONNEXION
(CNX_USER        VARCHAR(128)  NOT NULL  DEFAULT 'Administrateur',
 CNX_DATE_HEURE  TIMESTAMP     NOT NULL  DEFAULT CURRENT_TIMESTAMP)

Alors nous pouvons insérer l'heure et la date par défaut sans en préciser la valeur, à l'aide de la requête :

Exemple 6 :

 
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INSERT INTO T_SUIVI_CONNEXION (CNX_USER, CNX_DATE_HEURE)
       VALUES                 ('Dupont', DEFAULT)

Qui insère automatiquement la valeur par défaut dans la colonne CNX_DATE_HEURE.

Bien entendu on peut omettre la liste des noms de colonnes puisque, à nouveau, toutes les colonnes sont concernées par l'ordre d'insertion :

Exemple 7 :

 
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INSERT INTO T_SUIVI_CONNEXION
       VALUES                 ('Dupont', DEFAULT)

Qui donne le même résultat si l'ordre est exécuté au même moment !

On peut aussi ne donner qu'une liste partielle des colonnes visées, les autres dotées d'une valeur par défaut seront automatiquement alimentées :

Exemple 8 :

 
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INSERT INTO T_SUIVI_CONNEXION (CNX_USER)
       VALUES                 ('Dupont')

Qui donne encore le même résultat si l'ordre est exécuté au même moment !

II-D. Insertion totalement implicite avec l'expression DEFAULT VALUES

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Si chacune des colonnes de la définition de la table possède des valeurs par défaut, on peut demander l'insertion de toutes les valeurs par défaut en utilisant l'expression-clé DEFAULT VALUES. Dans ce cas il ne faut pas préciser les noms des colonnes :

Exemple 9 :

 
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INSERT INTO T_SUIVI_CONNEXION
       DEFAULT VALUES

Qui insérera l'utilisateur "Administrateur" avec la date et l'heure courante.

II-E. Insertion multiple à base de sous requête SELECT

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On peut insérer une ou plusieurs lignes dans une table en utilisant une sous-requête de type SELECT. Dans ce cas les colonnes retournées par l'ordre SELECT doivent avoir les contraintes suivantes :

  • Être en nombre identique aux colonnes précisées dans la liste ou en l'absence de précision de cette liste, le même nombre de colonnes que la table ;
  • Avoir le même ordre que l'ordre des noms de colonnes de la liste, ou bien, le même ordre que les colonnes de la table si l'on omet cette liste ;
  • Avoir des types correspondant ;
  • Répondre à toutes les contraintes et dans le cas ou au moins une seule valeur viole une contrainte, aucune ligne n'est insérée

Nous allons décrire différents cas et le comportement du SGBDR correspondant. Pour ce faire, je vous propose de créer de toutes pièces une nouvelle table dans notre base de données exemple, la table des prospects et d'y insérer explicitement quelques données :

 
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CREATE TABLE T_PROSPECT
(PRP_ID               INTEGER       NOT NULL,
 PRP_CODE_TITRE       CHAR(4)       NULL    ,
 PRP_NOM              CHAR(25)      NOT NULL,
 PRP_PRENOM           VARCHAR(16)   NULL    ,
 PRP_ENSEIGNE         VARCHAR(60)   NULL    ,
 PRP_DATE_SAISIE      TIMESTAMP     NOT NULL  DEFAULT CURRENT_DATETIME,
 CONSTRAINT PK_T_PROSPECT PRIMARY KEY (PRP_ID))
 
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INSERT INTO T_PROSPECT (PRP_ID, PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM, PRP_PRENOM, PRP_ENSEIGNE, PRP_DATE_SAISIE)
       VALUES          (1,      'M.',           'Dupont','Alain',    NULL,         DEFAULT        )
INSERT INTO T_PROSPECT 
       VALUES          (2,      'Mme.',         'Durand','Aline',    'SNCF',        '2000-12-25'   )
INSERT INTO T_PROSPECT (PRP_ID, PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM )
       VALUES          (3,      'M.',           'Dubois')


La table T_PROSPECT contient donc :

 
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PRP_ID  PRP_CODE_TITRE PRP_NOM    PRP_PRENOM   PRP_ENSEIGNE   PRP_DATE_SAISIE 
------- -------------- ---------- ------------ -------------- -----------------------
1       M.             Dupont     Alain        NULL           2002-03-16 00:00:00.000
2       Mme.           Durand     Aline        SNCF           2000-12-25 00:00:00.000
3       M.             Dubois     NULL         NULL           2002-03-16 00:00:00.000

Un premier exemple, que nous allons décortiquer, va nous permettre de comprendre comment fonctionne l'insertion avec une sous-requête SELECT :

Exemple 10 :

 
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INSERT INTO   T_CLIENT (CLI_ID, TIT_CODE,       CLI_NOM, CLI_PRENOM)
       SELECT           PRP_ID, PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM, PRP_PRENOM
       FROM   T_PROSPECT

Décomposons le travail du SGBDR:
Première étape, exécution de la sous-requête SELECT :

 
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SELECT PRP_ID, PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM, PRP_PRENOM
FROM   T_PROSPECT
 
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PRP_ID  PRP_CODE_TITRE PRP_NOM    PRP_PRENOM
------- -------------- ---------- ----------
1       M.             Dupont     Alain
2       Mme.           Durand     Aline
3       M.             Dubois     NULL


Seconde étape, Il faut maintenant insérer ces données dans les colonnes CLI_ID, TIT_CODE, CLI_NOM, CLI_PRENOM correspondantes de la table T_CLIENT. Celle-ci contient :

 
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SELECT CLI_ID, TIT_CODE, CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM T_CLIENT
 
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CLI_ID  TIT_CODE CLI_NOM   CLI_PRENOM
------- -------- --------- ----------
1       M.       DUPONT    Alain
2       M.       MARTIN    Marc
3       M.       BOUVIER   Alain
4       M.       DUBOIS    Paul
5       M.       DREYFUS   Jean
6       M.       FAURE     Alain
7       M.       LACOMBE   Paul
8       Melle.   DUHAMEL   Evelyne
9       Mme.     BOYER     Martine
10      M.       MARTIN    Martin
...


L'exécution de la requête de l'exemple 9 donne :

 
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Serveur: Msg 2627, Niveau 14, État 1, Ligne 1
Violation de la contrainte PRIMARY KEY 'PK_T_CLIENT'.
Impossible d'insérer une clé en double dans l'objet 'T_CLIENT'.
L'instruction a été arrêtée.

Et oui, car on ne peut insérer des clefs en double, or nous tentons d'insérer un deuxième client portant la clef 1, un autre portant le clef 2, etc...
En l'occurence aucune ligne n'est donc insérée car toute requête de mise à jour est une transaction et fonctionne en "tout ou rien", c'est-à-dire qu'aucune ligne n'est insérée si au moins une contrainte n'est pas vérifiée. En l'occurence la violation de la contrainte de clef primaire étant ici évidente rien n'est inséré dans la table T_CLIENT.

Nous savons à la lecture des données de la table des clients, que la clef la plus haute possède la valeur 100. Il est donc possible d'insérer des clients dont la clef est supérieure à cette valeur. D'où l'idée de rajouter cette valeur à la valeur de clef de la table T_PROSPECT récupérée à l'aide de la requête SELECT, par une simple addition :

Et là, nos trois prospects ont été insérés :

 
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CLI_ID  TIT_CODE CLI_NOM  CLI_PRENOM  CLI_ENSEIGNE
------- -------- -------- ----------- ------------
101     M.       Dupont   Alain       NULL
102     Mme.     Durand   Aline       NULL
103     M.       Dubois   NULL        NULL

Mais comme nous sommes déjà en train de traiter une sous-requête SELECT, il semble facile de remplacer la valeur 100 par une autre sous-requête renvoyant la valeur maximale de la clef de la table T_CLIENT afin de l'ajouter à la valeur de la clef de la table T_PROSPECT :

Exemple 12 :

 
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INSERT INTO   T_CLIENT (CLI_ID, 
                        TIT_CODE,       CLI_NOM, CLI_PRENOM)
        SELECT PRP_ID + (SELECT MAX(CLI_ID) 
                         FROM T_CLIENT),
                         PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM, PRP_PRENOM
        FROM   T_PROSPECT

Ce qui s'exécute parfaitement et donne :

 
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CLI_ID  TIT_CODE CLI_NOM  CLI_PRENOM  CLI_ENSEIGNE
------- -------- -------- ----------- ------------
104     M.       Dupont   Alain       NULL
105     Mme.     Durand   Aline       NULL
106     M.       Dubois   NULL        NULL

L'explication est simple : la sous-requête (SELECT MAX[...]) n'est exécutée qu'une seule fois puisque qu'elle n'est pas corrélée avec la table cible de l'insertion.

II-F. Insertion multiple et conditionnelle à base de sous requête SELECT corrélée

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Il est possible de corréler la sous-requête d'insertion avec la requête cible. Dans ce cas il faut préciser une seconde fois la table cible dans la clause FROM de la sous-requête SELECT.
Pour reprendre notre exemple, nous voudrions insérer en tant que client les prospects dont le couple de valeurs nom/prénom est différent. Dans ce cas, les prospects 1 et 2 ne doivent pas être insérés, mais le prospect 3 (Dubois) doit, lui, être inséré.

Décomposons notre travail.
Première phase, trouvons la requête qui va récupérer les clients qui sont des prospects :

 
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SELECT PRP_ID, PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM, PRP_PRENOM
FROM   T_PROSPECT P
       JOIN T_CLIENT C
            ON C.CLI_NOM = P.PRP_NOM

Qui donne :

 
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PRP_ID      PRP_CODE_TITRE PRP_NOM                          PRP_PRENOM 
----------- -------------- -------------------------------- ----------
1           M.             Dupont                           Alain
3           M.             Dubois                           NULL

NOTA : Si vous avez inséré les données des exemples précédents, veuillez procéder à la suppression des prospects insérés à l'aide de la requête :

 
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DELETE FROM T_CLIENT WHERE CLI_ID > 100

Pour trouver l'inverse, c'est-à-dire les prospects qui ne sont pas des clients, il suffit de réaliser une exclusion. On peut alors utiliser l'ordre EXCEPT s'il est implémenté :

 
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SELECT PRP_ID, PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM, PRP_PRENOM
FROM   T_PROSPECT P
EXCEPT
SELECT CLI_ID, TIT_CODE, CLI_NOM, CLI_PRENOM
FROM   T_CLIENT

ou encore une construction équivalente, par exemple avec des jointures externes :

 
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SELECT PRP_ID, PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM, PRP_PRENOM
FROM   T_PROSPECT P
       LEFT OUTER JOIN T_CLIENT C
            ON C.CLI_NOM <> P.PRP_NOM
               AND C.CLI_PRENOM <> P.PRP_PRENOM
WHERE CLI_ID IS NULL

Qui, toutes deux donnent :

 
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PRP_ID      PRP_CODE_TITRE PRP_NOM                          PRP_PRENOM 
----------- -------------- -------------------------------- ----------
3           M.             Dubois                           NULL

Dès lors, l'insertion devient simple si l'on oublie pas de rajouter à la clef la valeur maximale de la clef de T_CLIENT.

Exemple 13 :

 
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INSERT INTO   T_CLIENT (CLI_ID, 
                        TIT_CODE,       CLI_NOM, CLI_PRENOM)
       SELECT           PRP_ID + (SELECT MAX(CLI_ID) 
                                 FROM T_CLIENT),
                        PRP_CODE_TITRE, PRP_NOM, PRP_PRENOM
       FROM   T_PROSPECT P
              LEFT OUTER JOIN T_CLIENT C
                   ON C.CLI_NOM <> P.PRP_NOM
                      AND C.CLI_PRENOM <> P.PRP_PRENOM
       WHERE  CLI_ID IS NULL

II-G. Insertion en auto-référence

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L'insertion en auto-référence consiste à ajouter à une table une ou plusieurs nouvelles lignes calculées d'après les lignes existantes de la table cible.

Par exemple nous voulons insérer dans la tables des tarifs une nouvelle ligne avec comme date d'application du tarif, le premier janvier 2002, le même taux de taxe que le tarif précédent et un prix de petit déjeuner de 10% de plus que le précédent tarif.

Obtenir le précédent tarif consiste à trouver la ligne de la table dont la valeur de la date est maximale. Cela peut s'effectuer à l'aide de la requête suivante :

 
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SELECT *
FROM   T_TARIF
WHERE  TRF_DATE_DEBUT = (SELECT MAX(TRF_DATE_DEBUT)
                         FROM T_TARIF)

qui donne

 
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TRF_DATE_DEBUT TRF_TAUX_TAXES TRF_PETIT_DEJEUNE 
-------------- -------------- ----------------- 
2002-01-01     20.6000        69.5750

Dès lors on peut utiliser cet ordre SELECT en le modifiant un peu de manière à lui faire insérer la nouvelle ligne tarifaire :

Exemple 14 :

 
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INSERT INTO T_TARIF (TRF_DATE_DEBUT, TRF_TAUX_TAXES, TRF_PETIT_DEJEUNE)
       SELECT        '2002-01-01',   TRF_TAUX_TAXES, TRF_PETIT_DEJEUNE * 1.1
       FROM   T_TARIF
       WHERE  TRF_DATE_DEBUT = (SELECT MAX(TRF_DATE_DEBUT)
                                FROM T_TARIF)

Voici les principaux cas pour lesquels un ordre d'insertion ne peut aboutir :

  • Violation de clef (index primaire) ;
  • Violation de contrainte d'index secondaire unique ;
  • Violation de contrainte de données (colonne NOT NULL) ;
  • Violation d'intégrité référentielle ;
  • Violation de contrainte de contrôle de validité (min, max, étendue, domaine, etc.).

III. Suppression à l'aide de DELETE

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Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 243 à 244 de l'ouvrage "SQL", collection "La Référence", Campus Press éditeur.

La syntaxe de base de l'ordre SQL de suppression de données dans une table est la suivante :

 
Sélectionnez

DELETE [FROM] nom_table_cible 
[WHERE condition]

Le seul cas pour lequel cet ordre peut ne pas aboutir est lorsque la suppression viole la contrainte d'intégrité référentielle. Il est en effet absurde de vouloir supprimer un client si les factures relatives à ce client n'ont pas été préalablement supprimées.

Dans certains cas, il se peut que la suppression d'une ligne entraîne la suppressions d'autres lignes dans d'autres tables lorsqu'il existe des intégritées référentielles de suppression en cascade.

III-A. Suppression de toutes les lignes d'une table

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C'est la forme la plus simple de l'ordre DELETE puisqu'il suffit d'omettre la clause WHERE :

Exemple 15 :

 
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DELETE FROM T_PROSPECT

Cette requête supprime tous les prospects.

III-B. Suppression conditionnelle

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Il suffit de rajouter la clause WHERE dotée d'un prédicat.

Exemple 16 :

 
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DELETE FROM T_PROSPECT
WHERE  PRP_PRENOM LIK'%d'

Cette requête supprime tous les prospects dont le nom se termine par la lettre 'd'.

III-C. Suppression avec sous requête conditionnelle

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Il est possible d'utiliser une sous-requête conditionnelle dans la clause WHERE d'un ordre DELETE.

Supprimons les prospects dont le couple de valeurs nom/prénom se trouve dans la table des clients. Procédons pour cela par étape.
Pour obtenir la liste des prospects qui figurent en tant que client, nous pouvons faire la requête suivante :

 
Sélectionnez

SELECT PRP_ID, PRP_NOM, PRP_PRENOM
FROM   T_PROSPECT P
       JOIN T_CLIENT C 
            ON C.CLI_NOM = P.PRP_NOM
               AND C.CLI_PRENOM = P.PRP_PRENOM
 
Sélectionnez

PRP_ID      PRP_NOM        PRP_PRENOM 
----------- -------------- ---------- 
1           Dupont         Alain

Dès lors il suffit de supprimer les prospects dont l'identifiant est récupéré par la sous requête :

Exemple 17 :

 
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DELETE FROM T_PROSPECT
WHERE  PRP_ID = (SELECT PRP_ID
                 FROM   T_PROSPECT P
                        JOIN T_CLIENT C 
                             ON C.CLI_NOM = P.PRP_NOM
                            AND C.CLI_PRENOM = P.PRP_PRENOM)

On peut procéder aussi à l'aide du constructeur de lignes valuées, si votre SGBDR le supporte, ce qui simplifie l'écriture de la requête :

Exemple 18 :

 
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DELETE FROM T_PROSPECT
WHERE  (CLI_NOM, CLI_PRENOM) = (SELECT PRP_NOM, PRP_PRENOM
                                FROM   T_CLIENT)

Bien entendu la construction de sous-requêtes dans un ordre DELETE peut être compliqué à souhait afin d'effectuer la suppression conditionnelle désirée.

IV. Modification à l'aide d'UPDATE

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Vous trouverez des compléments d'information sur le sujet aux pages 239 à 242 de l'ouvrage "SQL", collection "La Référence", Campus Press éditeur.

La syntaxe de base de l'ordre SQL de modification de données dans une table est la suivante :

 
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UPDATE nom_table_cible
SET colonne = valeur [, colonne2 = valeur2 ...]
[WHERE condition]

IV-A. Mise à jour d'une colonne unique sans condition

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C'est la forme la plus simple de l'ordre UPDATE. Nous voulons par exemple fixer à 8€ les tarifs de nos petits déjeuners dans la table T_TARIF :

Exemple 19 :

 
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UPDATE T_TARIF
SET    TRF_PETIT_DEJEUNE = 8

IV-B. Mise à jour d'une colonne unique avec reprise de valeur (auto référence)

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On peut aussi reprendre la valeur de la colonne (ou d'une autre colonne de la table cible). Par exemple, nous pouvons demander une augmentation de 15% des tarifs des petits déjeuners :

Exemple 20 :

 
Sélectionnez

UPDATE T_TARIF
SET    TRF_PETIT_DEJEUNE = TRF_PETIT_DEJEUNE * 1.15

IV-C. Mise à jour d'une colonne unique avec filtrage

Image non disponible

On peut ajouter une clause de filtrage WHERE dans une requête de mise à jour. Par exemple nous pouvons décider de n'augementer de 15% que les tarifs des petits déjeuners des périodes postérieures à 1999.

Exemple 21 :

 
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UPDATE T_TARIF
SET    TRF_PETIT_DEJEUNE = TRF_PETIT_DEJEUNE * 1.15
WHERE  EXTRACT(YEAR FROM TRF_DATE_DEBUT) > 1999

IV-D. Mise à jour de plusieurs colonnes simultanément

Image non disponible

Pour mettre à jour simultanément plusieurs colonnes, il suffit de répéter autant de fois que nécessaire le contenu de la clause SET, à raison d'un couple colonne/valeur par colonne visées par la mise à jour.

Exemple 22 :

 
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UPDATE T_CLIENT
SET    CLI_NOM      = UPPER(CLI_NOM),
       CLI_PRENOM   = UPPER(CLI_PRENOM)
       CLI_ENSEIGNE = UPPER(CLI_ENSEIGNE)
       

Dans ce cas, la nullité de l'exécution de modification d'une valeur dans une colonne possédant le marqueur NULL, n'entraîne pas la nullité de l'exécution des mises à jour des autres colonnes, chaque modification de colonne étant évaluées séparément.

IV-E. Mise à jour avec sous-requête

Image non disponible

Comme dans les ordres INSERT et DELETE, il est possible d'utiliser une sous-requête dans la clause WHERE de l'ordre UPDATE afin de filtrer de manière plus complète.

Par exemple, afin d'éviter de confondre des prospects qui ont le même nom et prénom que certains clients, on désire ajouter le mot "bis" aux prospects homonymes :

Exemple 23 :

 
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UPDATE T_PROSPECT
SET    PRP_NOM = TRIM(RIGHT, PRP_NOM) || ' bis'
WHERE  PRP_ID = (SELECT  PRP_ID
                 FROM   T_PROSPECT P
                    JOIN T_CLIENT C 
                         ON C.CLI_NOM = P.PRP_NOM
                        AND C.CLI_PRENOM = P.PRP_PRENOM)

IV-F. Mise à jour de valeurs particulières (défaut et marqueur NULL)

Image non disponible

Il est possible de mettre à jour une colonne à sa valeur par défaut si elle possède une telle spécificité élaborée dans la création de la table.

En reprenant la définition des tables de connexion vu au paragraphe 1.3, donnons à la colonne CNX_USER sa valeur par défaut pour toutes les lignes de la table :

Exemple 24 :

 
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UPDATE  T_SUIVI_CONNEXION
SET     CNX_USER = DEFAULT

Il est aussi possible de supprimer le contenu d'une colonne (ou de plusieurs) en y plaçant le marqueur NULL :

Exemple 25 :

 
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UPDATE  T_CLIENT
SET     CLI_ENSEIGNE = NULL

Cette requête vide la colonne CLI_ENSEIGNE de la table des clients en y plaçant NULL.

NOTA : c'est le seul cas ou l'on trouvera le mot-clé NULL associé au signe égal, car dans ce cas le signe egal est un opérateur d'affectation. De manière syntaxique il aurait mieux valut une construction du genre :

 
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UPDATE  T_CLIENT
SET     CLI_ENSEIGNE AS NULL

Mais ceci est une autre histoire !

Une mise à jour peut échouer si elle viole les contraintes.
Voici les principaux cas pour lesquels un ordre de modification ne peut aboutir :

  • Violation de clef (index primaire) ;
  • Violation de contrainte d'index secondaire unique ;
  • Violation de contrainte de données (colonne NOT NULL) ;
  • Violation d'intégrité référentielle ;
  • Violation de contrainte de contrôle de validité (min, max, étendue, domaine, etc.).

V. Valeurs ambigües

Il arrive lors des insertions et des mise à jour que la valeur passée en argument soit ambigüe car son format ou son type ne peut être exprimé que par l'intermédiaire du jeu de caractère ordinaire. Comment donc savoir si la chaîne "AF12" est une chaîne de caractères ou un code hexadécimal représentant 4 octets soit 2 caractères ?

Pour lever cette ambigüité, on doit utiliser une lettre de préfixage :

N Unicode (National)
B Bit
X Hexadécimal

Exemple 26 :

 
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CREATE TABLE T_NOMECLATURE
(NMC_REFERENCE NATIONAL CHAR(13) NOT NULL PRIMARY KEY,
  NMC_COMPOSANT BIT(1) NOT NULL DEFAULT 0,
  NMC_ADRESSE_MEMOIRE VARBINARY (4))

INSERT INTO T_NOMECLATURE (NMC_REFERENCE, NMC_COMPOSANT, NMC_ADRESSE_MEMOIRE) 
VALUES (N'747 XWC-3344', B'0', X'AF12')

VI. Résumé

Partie en construction :

Voici les différences entre les moteurs des bases de données :

Mise à jour des données Paradox Access Sybase SQL Server Oracle MySQL Interbase PostGreSQL
INSERT explicite Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui
INSERT explicite multi-lignes Non Non Non Non Oui Non Non Non
INSERT avec DEFAULT Oui (1)     Oui        
INSERT avec DEFAULT VALUES Non     Oui        
INSERT avec sous-requête Oui Oui Oui Oui Oui Non Oui Oui
INSERT avec sous-requête corrélée Oui   Oui Oui Oui Non Oui Oui
INSERT en auto-référence Oui     Oui        
DELETE (vidage de table) Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui
DELETE avec filtre WHERE Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui
DELETE avec sous-requête Oui Oui Oui Oui Oui Non Oui Oui
UPDATE colonne unique Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui
UPDATE en auto-référence Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui
UPDATE multi-colonnes Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui
UPDATE avec sous-requête Oui Oui Oui Oui Oui Non Oui Oui
UPDATE avec NULL / DEFAULT Oui/Non     Oui        
Lettre de préfixage Non     Oui (2)        


(1) en omettant de préciser la colonne

(2) pas toutes

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